•  Un pari pour les sens

    Sommaire

    Le voir s'abandonner...

     

    (Édouard)

     

    Son audace décuple l’excitation de mes sens. Je n’aurais jamais pensé qu’elle pouvait être si entreprenante, comme quoi lorsque quelqu’un est en confiance, cela peut donner libre cours à des folies. Sa volte-face me surprend vraiment. Je dois dire que vivre cela, les yeux bandés, ne me porte que plus encore à bander.

    Tous mes sens sont aux aguets. La dentelle de son string sur ma peau m’apporte encore plus de plaisir. J’en frissonne : « À quelle sauce veut-elle me manger ? » Surpris par ce délicat contact, je me cambre. Mon sexe, sous ses mains expertes nouant sans doute son string à la base de ma hampe me rend fou ; sentir ce nœud servir de cockring renforçant la puissance de mon mât m’indique que cette femme veut aller au bout de cette nuit de folie.

     

     

    Le jeu de la tentation - 9

     

    Je suis encore plus bandé, gros et dur. Je ressens encore plus sa volonté de m’emporter comme pour me prouver qu’elle sait s’y prendre : « Comme elle devait être en manque avec cet autre homme alors qu’elle est si délicieuse ! ».

    Totalement tendu, entièrement sous son emprise, elle m’affole, ses mains effleurant ici et là ma peau tel un papillon puis son autre main se pose sur la branche, caresse puis masturbe si subtilement… Je ne peux retenir un profond gémissement, mes hanches débutent leur oscillation, ce bal de mes sens m’emportant dans mon tourbillon d’extase…

    Ma respiration s’accélère, j’essaie de résister, mais ses caresses, son art pour m’apprivoiser me rendent fou et je me donne de plus en plus. Lorsque je sens son petit bout de langue obstruer mon œil d’Amour,

     

     

    Le jeu de la tentation - 9

     

    ...jouer à l’obstruer puis le boucher le déboucher alors que sa main va et vient sur la hampe, mon être est violemment transpercé d’une violente décharge : je veux jouir… Ses mots murmurés, sa façon de me conduire vers un orgasme certain, cette folle attente, je sens que pour une fois je vais perdre mon pari, pris à mon propre piège…

     

    (Mélissa)

     

    Je ne veux pas retirer mes bas. J’aime trop qu’il joue avec cette lisière bas et peau chaude et douce, qu’il effleure passant son index sous l’élastique, jouant à remonter sur mon sexe comme pour le narguer. Je suis de plus en plus excitée de ce jeu.

    Au point où je suis arrivée, je me rends compte que j’ai été muselée une partie de ma vie et qu’avec cet homme je laisse s’exprimer mes désirs refoulés.

    Je comprends que gagner ce pari sera vraiment ma revanche sur ce qui s’est abattu sur ma tête. Je vois cette nuit comme une thérapie pour ne pas sombrer. Je ne sais ce qui me prend, je m’empare de mon soutien-gorge, tant pis s’il se déchire, et, prenant ses poignets, je le ficelle avec. Il devient mon « prisonnier sexuel » Je veux aller au bout de ma folie.

    Je suis moi-même devant un homme que je saurais aimer, ce que je n’ai jamais osé être et faire mais aussi qu’on m’a interdit. Je veux donner ce que j’ai de plus précieux en moi, ce qui s’apparente à plus aimer que baiser. Montrer à cet homme que la femme sait, elle aussi, être entreprenante. Ce pari me donne la raison d’agir ainsi.

    Je me redresse tout en gardant sa branche en ma main, me colle a lui, prends ses fesses de ma main libre, caresse sa noisette, ce qui a pour effet de le raidir encore plus contre moi. Mes seins dardent, tétons en érection. Je monte une cuisse sur sa hanche, entourant de mon bras libre son cou comme pour m’y suspendre et l’inviter à me pénétrer. Il est à ma merci. Je caresse ma jambe sur la sienne tout en le masturbant plus fortement. Ses tressaillements se transforment en de plus fortes vibrations. Les contractions de ses muscles pelviens sont de plus en plus rapprochées. Sa prostate doit être prête à se vider, le flot de son nectar gargouille dans le bas de sa hampe… Sa branche est comme le branle de la cloche parcourue de spasmes violents. Il ondule sous le désir montant. Je le sens au bord de son précipice. Je m’agenouille à nouveau. Une immense perle brille de toute sa splendeur sur le gland.

     

     

    Le jeu de la tentation - 9

     

     

    Avide et gourmande je lustre de ma langue son gland goûtant cette perle salée et si soyeuse.

    Il gémit, se tortille… Ses respirations sont de plus en plus profondes…

     

    (Édouard)

     

    Mes mains reliées, aveugle derrière ce bandeau, il est très rare que je sois devant une telle situation. J’en suis vraiment excité. Être devant cette femme qui sait vraiment donner du plaisir, être à sa merci, me procure une excitation presque inconnue. Mon gland perle, tout gonflé, prisonnier de ses désirs et cela m’excite grandement… La sensation de sa langue lustrant le bout de mon sexe, son audace à me caresser ma noisette, j’en gémis… Sous ses assauts répétés, la montée de mon nectar se fait de plus en plus pressante : « Comment va-t-elle me faire exploser ? », « Je suis en train de perdre mon pari ! » Je me retiens, je retiens mon envie… Un cri m’échappe, l’aveu de ma défaite :

     

    - Oui, oui…

     

    (Mélissa)

     

    Privé de ses mains, sous son bandeau, dans l’état où il se trouve, tout vibrant, si je le lâche, il va tomber. Je le dirige alors vers le divan proche du jacuzzi où j’ai fermé le robinet n’étant pas prête à y pénétrer mais plus dans le désir de le voir s’abandonner enfin, craquer et perdre son pari. Ce « oui » me conforte dans ma prise de décision de le faire jouir en ma bouche. Je défais ses mains pour leur rendre la liberté de me caresser, de m’exprimer son état d’abandon. Voir s’il fait partie de ses imbéciles qui nous compriment la tête sur leur sexe comme pour plus l’avaler au lieu de nous laisser conduire notre fellation comme nous l’entendons. Je l’assieds face à moi, agenouillée tout contre lui sur le divan à sa gauche, son mât bien pris dans ma main droite pendant que la gauche musarde entre ses bourses et la peau fine et tendre qui conduit vers sa noisette brune.

    Sa main se faufile vers mon abricot et je sens deux de ses doigts glisser entre les nymphes tellement je suis humide de désirs mais je veux résister et triompher. Je verrai ensuite si cet homme est un gentleman…

    Je redouble de vigueur, le suce de plus en plus profondément, le faisant coulisser au fond de ma gorge

     

     

    Le jeu de la tentation - 9

     

    ...et le reprenant en le serrant très fort de ma bouche sur sa couronne, ma langue jouant avec la partie douce et veloutée de son frein. Je le sens lâcher prise, étant incapable de mouvements, ayant abandonné, mon abricot, il est plongé dans son monde. Il m’appartient. Je caresse son gland sur les côtés à l’intérieur de ma bouche, le plonge au contact de mon appendice buccal, cette luette divine pour effleurer, presque en apnée. Ma main devient la cheffe d’orchestre de sa baguette que je mène à la baguette de sa jouissance. Je bats les mesures de son orgasme montant. Il gémit encore plus fort, se cambre, se raidit, son sexe vibre de plus en plus, ses vaisseaux sanguins sont hypertendus… Et, dans un râle animal si longtemps contenu, la chaleur liquide de son nectar inonde ma bouche,

     

     

    Le jeu de la tentation - 9

     

     ...c’est chaud, je l’aspire, lui procure ses derniers soubresauts comme pour faire perdurer son orgasme. Il vibre de tout son corps. Des fils restent accrochés à son œil. Je les avale goulûment, me délecte, J’arrache son bandeau, le regarde, il a les yeux encore fermés se délectant de sa jouissance… Je n’en perds pas une seule goutte… Que c’est bon et beau de faire jouir son homme…Et surtout de l'entendre...

    Il a perdu son pari, j’ai gagné mon désir de le faire vibrer… Je suis heureuse…

     

    (Édouard)

     

    Vaincu, vidé, que ce fut fort, quelle experte… J’ai peut-être perdu mon pari mais gagné un terrible et formidable orgasme.

    Elle me regarde avec un petit sourire coquin et triomphant. Elle est radieuse dans sa nudité provocante. Je me penche vers elle, l’étreins de fougueux baisers comme pour la remercier.

     

     

    Le jeu de la tentation - 9

     

    Je l’allonge sur le divan, ôte ses bas, attrape une sortie-de-bain, la soulève dans mes bras pour la conduire dans le jacuzzi, jette la serviette pour couper le froid avant de mettre en route à nouveau les robinets, l’assieds :

     

    -     C’est à mon tour de te faire jouir… Je veux aussi que tu m’appartiennes !

     

     

    À venir : Partie X et fin

     

     

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  •  Un pari pour les sens

    Sommaire

    Surfer sur nos sens

     

    (Édouard)

    Quels moments de délices… Je suis de plus en plus proche de craquer, sous sa douceur, ses mains, ses doigts, ses lèvres et cette langue si gourmande…

     

    Ma respiration s’accélère, mon sexe est au sommet de sa forme, parcouru de vibrantes douceurs à chacun de ses assauts… J’aime la voir entreprenante, me montrant son désir qu’en un tour de main elle libère la boucle de ceinture de mon pantalon, puis fait sauter un à un les quelques boutons pour le laisser glisser sur mes jambes… Je suis enfin nu devant elle.

     

    J’ai envie d’abandonner ce pari, de la laisser triompher devant l’ardeur qu’elle déploie, transformant cette joute en un passionnant don de ses envies. Abandonner le pari mais m’abandonner à elle… Ma volonté de lui résister s’estompe comme neige fond au soleil. Sa dextérité me montre toute la force qu’elle met pour me séduire… Je me prends à me laisser gémir…

     

    Lorsque ses lèvres se saisissent de mon sexe, je me sens perdu, offert à son bon vouloir…

     

    Le jeu de la tentation - 8

     

    Je la supplierais presque de plus de vivacités, pris entre le dilemme de sa lenteur comme si elle me déguste et le désir de jouir, de lui offrir son butin imaginant qu’elle veuille s’enivrer de ce nectar si chaud.

     

    Puis pris d’un sursaut d’orgueil me disant : « Non, tu ne peux perdre, fais-toi plaisir de la voir te suppliant ! », je me laisse choir à genou entre ses jambes et la repousse à nouveau en arrière sur le lit. Je fais glisser ma main sur ses cuisses et l’attire sur moi adorable contact que celui de ses bas sur mes doigts… Ma main écarte son string et, sous mes yeux, resplendissent les coraux humides de son intimité.

     

    Qu’elle est désirable. Je les effleure provocant de forts tressaillements de tout son être. Mes doigts pénètrent le sillon, s’enfonçant… De doux gémissements s’échappent… Je viens de reprendre l’ascendant.

     

    Le jeu de la tentation - 8

     

    Je commence à la masturber ainsi, juste glissant entre ses nymphes éclatantes mes doigts… Je remonte vers ce bourgeon qui me nargue ressortant sa petite tête nacrée puis le roule, le malaxe entre mes deux doigts…

     

    Est-elle clitoridienne ou vaginale ? Je veux pourtant lui donner tout son plaisir. Voir l’abandon d’une femme est quelque chose de si beau… Tout en continuant de la caresser je glisse sur son corps pour me retrouver à titiller son téton gauche. Son aréole en érection me prouve son état d’abandon. Elle est au bord de son précipice… Je suce, lèche au rythme de ma main sur son coquillage largement ouvert où mes doigts explorent plus profondément laissant son corps parcouru de longs frissons. Je sens qu’elle s’abandonne…

     

    Le jeu de la tentation - 8

     

    (Mélissa)

     

    Je le sens prêt à craquer, prêt à m’abandonner son corps, prêt à abdiquer toute résistance et nous laisser enfin prendre notre plaisir.

     

    Mais lorsqu’il se redresse, un grand sentiment de frustration m’étreint, le froid m’enveloppe soudainement mais mon excitation est à son comble. Il me repousse sur le lit pour reprendre le dessus dans ce pari qui devient insensé.

     

    Ses mains sur mes bas, puis sur mes fesses qui me tirent pour me rapprocher de son sexe qu’il m’interdit de saisir rallument la flamme en un instant. Ses doigts écartant mon string m’anéantissent et me perdent. J’ai chaud, je brûle, je deviens poupée de chiffon, ondulant aux rythmes de ses caresses, tellement les sensations sont intenses. Mon envie lui coule sur ses deux doigts jouant entre mes coraux. Je frémis de plus en plus. Son corps se glissant sur moi écarte toutes grandes mes lèvres prêtes à l’accueillir…

     

    Je le veux. Sa bouche retrouvant son téton m’arrache un miaulement. Sa langue qui joue sur mon sein devient un tendre supplice, torture insoutenable de ne pas crier de me prendre maintenant, de retenir mes mots qui restent dans ma gorge. La seule chose qui me retient de le supplier c’est ma fierté. Je ne veux pas que ce soit moi qui cède en premier.

     

    Je caresse doucement sa nuque comme pour lui intimer l’ordre de me pénétrer. Je vibre de tout mon être. Je suis prise entre deux eaux : l’envie de jouir, d’exploser de mes cascades d’orgasme me heurtant comme à une digue qui empêcherait cette déferlante, presque à en avoir mal d’attendre. Mais que cela va être fort lorsque je vais me retrouver dans le rouleau telle la surfeuse, tourbillonnant de ses sens, aspirée dans le tuyau de mes vagues.

     

    Je ne veux plus attendre, je sens que ces forts désirs se transforment en torture de mal-être. Je n’en peux plus, j’ai envie de me débattre, d’exploser, de crier de me prendre, c’est fou, ce pari est fou… J’arrache mon bandeau de dépit, prends son sexe à pleine main et yeux dans les yeux, il doit voir mon désir, doit lire La force des mots qui se bousculent sans en émettre un seul son.

     

    Le jeu de la tentation - 8

     

    Je ne sais comment, mais tant pis, j’arrive à lui mettre le bandeau comme pour me venger. Adieu pari imbécile place à nos jouissances. C’est peut-être cela qu’il attendait. Ses yeux dans le noir, je lui murmure :

    • À ton tour maintenant, de vivre l’éveil de tes sens, sans voir ce que tu vas subir !

     

    (Édouard)

    Un immense plaisir de la sentir ainsi, de sentir monter son désir monter, éveiller ses sens…

     

    Mes doigts, ma langue se veulent être l’unique objet de son plaisir. Je sens sa respiration, son sexe brûlant et humide de désir, son corps parcouru de tressaillements, luttant contre elle-même de ne pas s'avouer perdante, presque au seuil de la souffrance. Je sens ce moment si proche où elle va gémir pleinement, se tortiller entre mes doigts, m’implorer de la faire basculer dans ses jouissances…

     

    Le jeu de la tentation - 8

     

    J’aime ce plaisir presque de domination et je frissonne devant son état, sentant ma victoire approcher.

     

    Puis soudain, sa rébellion, ce bandeau qui recouvre mes yeux, cet instant d’égarement… Vais-je perdre le contrôle ? Va-t-elle à son tour me dominer ?

     

    (Mélissa)

    Maintenant il est nu, les yeux bandés. Je le veux dans la même attente qu'il m'a mis, lui montrer mon supplice. L’effet de surprise le pétrifie et il laisse entendre :

     

    • As-tu le droit d’inverser les rôles ?

     

    • Je ne sais pas mais je prends ce droit !

     

    J’en profite pour reprendre la maîtrise de mon corps, de ma respiration… Je me relève pour me coller à lui, mon sceptre en ma main comme triomphante… Je vais en faire mon bon plaisir et surtout jouir. Nous sommes debout face à face. Je le sens surpris, tendu, presque mal à l’aise ne s’attendant pas à ce revirement de situation.

     

    Le jeu de la tentation - 8

     

    Rapidement, le tenant par le sexe, comme on tient par la main, je me dirige vers le jacuzzi que je mets en route pour que l’eau se réchauffe doucement.

     

    À ce bruit, il sursaute, intrigué. Je me rapproche de lui, prends un flacon d’huile odorante pour m’en enduire les mains. Dos à lui, je les pose sur le haut de ses épaules pour le masser doucement, puis je descends le long de son dos, jusqu’à ses hanches.

     

    Je n’ai qu’une envie : le retourner et saisir sa branche en ma bouche comme pour sucer un sucre d’orge. Je passe devant lui, ajoutant de l’huile et lui prends son sexe qui coulisse entre mes mains agiles. Il me colle sur lui. Mes seins aux tétons en érection glissent sur sa peau huileuse. Que c’est agréable ! Il saisit mon string et se penche pour l’ôter. Je me penche à mon tour pour l’aider à passer mes pieds. Je le garde et, me penchant, je le fais effleurer ses jambes tout en remontant le nouer autour de son sexe comme un drapeau flotte en haut d’un mât.

     

    Affubler de ce cockring, genre pirate, je le prends en ma bouche et le masturbe tendrement, remontant bien sa peau, bien à fond, sa tête chauve brille sous ma salive gloutonne. Je le sens se raidir de plus en plus se cramponnant à ma tête : « Va-t-il finir par imploser en moi ? »

     

     

    À suivre : Partie IX de X

     

     

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  •  Un pari pour les sens

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    Enfin !!!

    (Édouard)

     

    Son bassin qui se tend, ses frissons… La dentelle de son sexe tout humide témoigne de son excitation… J’adore ces marques qu’elle me laisse entrevoir, qui me conforte dans l’idée qu’elle ne reste pas insensible à mes agissements.

     

    Le jeu de la tentation - 7

     

    Mes mains descendent sur ces jambes lentement pour prendre ses mollets, puis remontent sur ses cuisses. Je la sens retenir son souffle à l’approche de mes doigts sur son sexe que je me plais à éviter. J’aime lui procurer ces sensations, jouer avec ses sens, ces prémices de « douces tortures ».

     

    Ma bouche se perd dans la dentelle de son string. C’est comme si je voulais m’enivrer. Pourquoi suis-je ainsi à attendre, à faire durer mon plaisir de la voir non pas onduler de ses sens mais plus onduler de désir, jouant avec son abandon. Ce pari cache-t-il ma perversité ? Est-ce de la domination ? C’est plus fort que moi, mes lèvres goûtent à nouveau son sexe, je le respire… Mes lèvres s’entrouvrent, mes mains se posent sur ses fesses pour l’avancer au bord du lit et la plaquer tout contre ma bouche… Qu’elle doit être impatiente ! Je la sens se tendre. Je continue de lécher cette dentelle… Mes mains caressent ses fesses, les malaxent, son sexe à travers la dentelle s’ouvre de part et d’autre de ma langue, gonflé de désir… Mon envie est à son comble. J’aime ce moment où le désir est à son apogée, le faire perdurer. Nos orgasmes sont si rapides que j’aime trop les laisser venir comme pour mieux les déguster.

     

    Le jeu de la tentation - 7

     

    (Mélissa)

     

    Sentir sa bouche, ses lèvres, son souffle, douces sensations qui me font gonfler les seins et le sexe encore plus… Sa langue passant sur la fine dentelle, sa chaleur, je la sens au travers.

     

    Je ne sais pas si je vais résister longtemps à l’envie que je sens grandir en moi. J’ai envie de sentir son gland sur mes lèvres, qu’il me dénude. Je vais mourir de désir s’il s’obstine ainsi dans son pari de me voir craquer.

    D’ailleurs à cette idée, ma langue repasse sur mes lèvres, la tête me tourne et je suis obligée de prendre appui sur le lit de mes mains toujours cachées dans mon dos. J’ai envie de choir de tout mon long sur le lit, de crier : « Prends-moi ! Oh prends-moi! »

     

    Je n’ai qu’une seule envie en tête, qu’il me dénude, que je le plaque sur moi tenant son sexe à pleine main pour le guider au plus profond de moi, jouir… Je ne résiste plus. Je commence à m’agiter. Je me dis que je dois reprendre le contrôle… Que ce pari devient ennuyeux et pourtant je ne veux pas le perdre. Je veux lui tenir tête, lui montrer que je suis la plus forte dans la domination de mes sens… Que cela devient pourtant fou, presque douloureux de ne pas donner vie à ses envies…

     

    Et malgré moi mes soupirs et gémissements emplissent la pièce au rythme de ses caresses.

     

    Le jeu de la tentation - 7

     

    (Édouard)

     

    Ses soupirs, ses gémissements ne sont que des encouragements. Ils provoquent en moi vraiment cette montée d’excitation… Savoir que ces sens se perdent dans une frustration de ne pas conclure me ravit. La voir là s’agiter, montrant son impatience fait que je redouble de désir. Je serais prêt à exploser en elle comme un vulgaire égoïste qui ne pense qu’à lui. Mais je veux aussi la voir perdre toute notion, s’abandonner, la faire crier. Tout, pour décupler cette jouissance que sera la mienne devant son abandon. Tout cela provoque une ivresse de nos sens.

     

    Ma langue ne peut plus s’empêcher de s’attarder sur son sexe, trahissant ainsi l’état dans lequel je me retrouve. Elle est adorable ainsi. Je sens ses vibrations, son plaisir porté à son paroxysme, ne tenant vraisemblablement plus. Je me dis que je tiens mon pari que je vais pouvoir porter « l’estocade », qu’elle va me fondre entre les doigts pour devenir ma poupée de chiffon… Mes mains palpent de plus en plus fort ses fesses, ma langue s’enivre de son sexe… Ma langue se durcit, épouse la forme des lèvres de son sexe. La dentelle est en elle, trempée… Alors je me redresse lentement, mes mains glissent sur ses reins, puis le bas de son dos pour remonter jusqu’à la fermeture de son soutien-gorge… Ma bouche quitte son sexe, pour à son tour retrouver l’un de ses tétons… Mes doigts le dégrafent

     

    Le jeu de la tentation - 7

     

    et, mordillant le téton, j’aspire l’étoffe en ma bouche, tire… Tout en prenant ses bras en avant le soutien-gorge effleure sa peau. Cette vision de ses deux globes laiteux qui n’ont pas vu beaucoup le soleil est d’une rare beauté, tableau peint d’un nu désirable.

    J’avais deviné que ses seins devaient être magnifiques. Je ne m’étais pas trompé. Deux fruits merveilleusement galbés, gorgés de jus, munis de tétons très coquins faits juste pour des lèvres appeler à titiller sans relâche, dardant au milieu d’une mer ambrée, deux aréoles pigmentées, en érection. J’étais énorme devant ce tableau. Mon sexe est venu se placer sur le tissu entre ses nymphes, prêt à transpercer l’étoffe de sa flèche amoureuse. Je ne peux m’empêcher de frotter mon sexe si dur sur la dentelle de son string…

     

    Ma bouche remonte alors sur son cou. Je profite pour lui faire de nombreux bisous puis prends et mordille le lobe de son oreille tout en jouant avec ses tétons, les roulant, les tapotant, les tirant tendrement. Une multitude de spasmes traversent son être. Elle tremblote comme si elle entrait en transe et pourtant il reste cette petite culotte que je ne vais plus tarder à ôter. Je suis comme l’enfant attendant le dessert… Je lui murmure tendrement :

     

    Le jeu de la tentation - 7

     

    - Que tu es belle et excitante. Quel bonheur j’éprouve en ta compagnie !

    Sans m’en apercevoir, elle a pris mon sexe entre ses doigts et le masturbe délicieusement. Ma bouche redescend sur l’un de ses seins, ma langue prend plaisir à les lécher. Mes mains prennent les siennes. Je me redresse et l’invite à ôter mon pantalon…

     

    (Mélissa)

     

    Ses caresses me rendent folles, sa langue qui me touche me fait vibrer. Mes reins se cambrent sous ses caresses.

     

    Sa bouche sur mes seins, son sexe qui inconsciemment se frotte au mien, les paroles murmurées à mon oreille, enfin il se redresse et m’invite à le mettre nu. Je défais avec avidité ce dernier obstacle, sa ceinture. Je ne veux pas que son sexe reste comme mon gode dans son étui. Je le veux bien vivant et prendre mon plaisir à m’en occuper. Mes doigts sont fébriles et j’ai du mal à libérer sa ceinture. Quel doux son que le bruissement de son pantalon qui tombe au sol. Cela résonne en moi comme une victoire, enfin…

     

     Quand va-t-il ôter mon bandeau ?

     

    Je ressens une grande frustration de ne pas jouir du spectacle de son sexe que je devine, là, juste sous mon nez, à me narguer, m’invitant à le prendre en bouche pour lui donner de mon audace. Je ne peux m’empêcher de converger vers cette verge à tâtons, hésitante…

     

    Le jeu de la tentation - 7

     

    Enfin je prends son vit comme le poisson mord à l’hameçon, puis le porte à ma bouche. Je sens qu’il palpite à l’intérieur. Mes deux mains caressent sa peau, prenant ses fesses je l’approche du lit, jambes toujours écartées. Ses mains se posent sur ma tête. Cet homme n’a pas l’outrecuidance comme certains de me tenir et de plaquer la tête contre son bâton. Je sens qu’il savoure et me laisse maîtresse de le goûter. Je regrette de ne pas savoir faire une vraie gorge profonde, je n’ai jamais apprivoisé cela. Mais à voir comme il vibre je pense qu’il apprécie ce que je lui prodigue. Une de mes mains quitte ses fesses pour prendre son sexe et le faire aller et venir en ma bouche. Je varie les sensations, effleure l’œil, le gland. Ma langue caresse le frein tout doux. Je profite de sa chaleur, de sa douceur…

     

    Je le goûte avec délicatesse et lenteur. Ma langue s’enroule autour de sa couronne bien protubérante. Je le sens tout bien gonflé.

     

    Le jeu de la tentation - 7

     

    Un court instant une pensée traverse mon esprit : « Va-t-il craquer et perdre ce pari ? »

     

    Je me vois triomphante, mais je préfère engloutir à nouveau son sculptural sucre d’orge… Sentir les veines à l’intérieur de ma bouche qui pulsent ses envies… Je ne me souviens pas avoir ressenti une telle sensation. Il est vrai que je devais vivre avec un rustre alors que là je découvre un autre homme. Ma langue le savoure, ses réactions me disent qu’il aime…

     

    Il est à moi !

     

    À suivre : Partie VIII de X

     

     

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  • Un pari pour les sens

    Sommaire

    Sens en jeu

     

    (Édouard)

    Décidément cette récréation est un vrai délice…

    De plus en plus de frissons parcourent mon corps. Mon excitation monte graduellement au contact de ses caresses, de sa langue sur mon torse, de la voir ainsi les yeux bandés…

    Mon sexe devient très tendu. Humm… J’adore cela. Je raffole de ces prémices, l’emporter au paroxysme, qu’elle me supplie de la prendre…

    J’aime voir ses cheveux, sa nuque, lorsque sa langue atteint mon nombril… J’essaie de contrôler ma respiration, de ne pas lui montrer qu’elle me gagne. J’aime ce plaisir, mais je veux rester maître : N’y a-t-il pas ce pari audacieux en suspend ? Mes doigts glissent sur sa nuque, remontent dans ses cheveux… J’aime leur texture, j’aime les caresser ainsi…

    Oui, je ne devrais pas, mais j’ai envie de quelques instants encore de cette sublime récréation… Un grand plaisir, de voir, de sentir ses mains posées sur mes hanches… Être au contact de ses lèvres…

    Mes mains se plaisent à faire des allers-retours entre sa nuque et ses cheveux,

     

    Le jeu de la tentation - 6

     

    ...comme pour l’encourager à me donner plus. Puis ce « spectacle » dans le miroir. Mes yeux ne cessent d’admirer les formes de son corps parées de ses délicats et sexy dessous…

     

    (Mélissa)

    Sous mes doigts, je sens la ceinture de son pantalon et l’envie est de plus en plus forte de le faire tomber à mes pieds. Je dois me retenir, contenir mes envies les plus profondes. Pour l’instant, ressentir ses frissons, deviner que je lui fais de l’effet… Tout cela fait monter en moi le feu et je sens que je m’ouvre de plus en plus béante et humide.

    Mes doigts passent sous sa ceinture et caresse sa peau qui s’offre, très douce, au survol affolant des pulpes de mes doigts. Je sais qu’il retarde la suite, qu’il « joue » aussi comme au chat et à la souris. Il me caresse longuement les cheveux, se collant, très proche de moi.

     

    Le jeu de la tentation - 6

     

     

    Je suis au bord de mon abandon. Je dois faire retomber un peu de cette excitation qui m’électrise le bas-ventre. J’arrête un instant le jeu de ma langue et pose mon front contre son ventre. Ma respiration qui était jusqu’alors haletante, commence à se ralentir…

    Mon calme revient petit à petit. J’envisage la suite avec sérénité. Je sais que mon envie s’apaise et qu’elle reprendra de plus belle, plus forte. Là, je serais au bord de la noyade, sans retenue, plus maîtresse de moi-même. Je n’ai qu’une envie : lui arracher son pantalon ; ce misérable bout d’étoffe qui me sépare de l’objet de mes désirs.

    Mes mains qui étaient sur ses hanches, commencent doucement à revenir vers le devant, vers cette proéminence affolante qui m’attire.

     

    Le jeu de la tentation - 6

     

    Je veux libérer cet appendice du plaisir. Tout se précipite dans ma tête. Voilà, tellement ma tension remonte, que mes mains tremblent et je n’arrive pas à ouvrir la boucle de sa ceinture…

    Tans pis je ne peux résister. Je sais qu’il n’attend que cela. J’ai trop envie. J’entrouvre le sésame qui me conduit vers l’objet que toute femme sensée appelle de tout son Être. Est-ce de la pudeur, trop d’envie, je tremblote arrivant difficilement à baisser cet obstacle, cette braguette de pantalon. Humm, enfin… Doucement ma main se faufile… Et stupeur amusée, il est nu, sans sous-vêtement et je me retrouve à caresser son sexe qui m’attend tout parcouru de spasmes. Délicatement mais d’une main sûre, je l’extirpe de son carcan et, tel un ressort, il me saute au visage se balançant tendrement comme l’appât devant le poisson que je deviens, prête à le gober…

     

    (Édouard)

    Ses mains qui glissent de mes hanches vers ma braguette, ses doigts qui font coulisser le zip puis se faufilent : je sens un petit sursaut, sans doute qu’elle vient de s’apercevoir que je suis nu en dessous mais je ne peux refréner un long tressaillement au contact de ses doigts. Un profond frisson parcourt mon corps. Mon sexe se tend de plus belle. Enfin, de gestes infiniment précis et doux, elle libère ce vit qui va vivre un nouveau moment de folles sensations. Il va être libre et devenir son jouet préféré. Humm… Une immense excitation m’envahit. Je me sens perdre tout contrôle… J’ai envie de m’abandonner ainsi à ses plaisirs, à son bon vouloir… Un flash traverse mon esprit : « Mince, je suis en train de perdre ce pari, il faut que je me ressaisisse. » Comment dans une pareille situation ne pas craquer. Il me faut rester maître de ce jeu, rester en contrôle, diriger et non subir. Elle doit m’appartenir encore… Je prends une très longue inspiration sans trop lui montrer afin de me contrôler à nouveau.

     

    Le jeu de la tentation - 6

     

    Malgré ce délicieux plaisir, mes mains doivent obéir à ma raison.

    Je glisse de ses cheveux pour venir prendre ses mains. Cruel dilemme que de reprendre ses mains pour renoncer à ce qui se dessinait. Devant cette dualité s’opposant en moi, tout en replaçant ses mains dans son dos, je ne sais que balbutier :

    • Pas si vite, Belle Dame, n’oubliez pas que j’ai gagné le pari !

    Ces quelques paroles me suffisent pour me reprendre, pour reprendre mes esprits, pour reprendre le contrôle…

    Je profite de ses yeux bandés pour un effet de surprise…

     

    Le jeu de la tentation - 6

     

    Doucement je pose un genou à terre, face à elle… Un court instant, placé entre ses jambes, je la contemple… Elle est assise sur ce lit haut. Je domine ses cuisses offertes, impudiques. Je devine son intimité : Est-ce une « abricot » ou une « nymphes aux coraux épanouis », une source coule-t-elle, semblable à de la nacre ? Sublime vision… Elle se maintient dos droit, ce qui rajoute à sa beauté altière, ses seins provoquant. Je place une main sur la peau chaude en haut de son bas gauche. Je me penche pour déposer mes lèvres humides sur la peau de sa cuisse droite. Elle sursaute. Elle sent ma présence non loin de son écrin. Je parcours cette peau de velours, effleure, caresse, me fais plus pressant. J’aime ce contact sensuel, l’affoler, la surprendre, lui montrer le plaisir que je prends, alternant les places où sa peau m’est offerte, jouant entre les parties de son corps encore parées de ses atours de dentelles qui la mettent tant en valeur.

    D’une de mes mains je la repousse délicatement en arrière sur le lit et ma bouche remonte sur son aine, caresse la dentelle qui recouvre la région de son désir grandissant puis, toujours pour la tendre au paroxysme de ses envies, je saute sur le haut de son Y, l’effleurant…

    Puis, un nouvel effet de surprise… En position offerte, ma bouche se pose délicatement sur la dentelle noire qui recouvre son sexe. Elle est trempée de désir, et j’y noie mon nez, enfonçant l’étoffe entre les vallonnements exquis de ses monts et merveilles…

     

    (Mélissa)

    Quand il retire mes mains de son corps, je me sens privée, abandonnée. L’envie est toujours présente mais dans l’espace de cet instant, je suis prise entre frustration et plaisir.

    Heureusement je le sens se reprendre et revenir à m’affoler. Peut-on jouir sans pénétration ? Je suis au bord, sentiment fort que je ne me rappelle pas avoir vécu, n’ayant eu de si longues prémices. Les caresses de ses lèvres continuent d’attiser ce feu qui couve en moi.

    Les sentir « jouer » sur la peau chaude que laissent libres mes parures de dentelles me font frissonner. Ma peau ma peau se hérisse de mille picotements… Un pur délice… Ma tête se renverse en arrière, ma respiration s’accélère.

     

    Le jeu de la tentation - 6

     

    L’émotion me gagne. Je sens une boule de chaleur dans mon ventre qui devient de plus en plus grosse. Mon bassin se tend vers lui quand son nez vient plonger dans mon abricot tout écarquillé et baigné dans son suc. Sa bouche vient déposer des souffles d’air chaud sur mon entrejambe en feu, mes jambes tremblent… Je coule de désirs, je m’offre, me tends, j’en veux plus encore… Vais-je jouir ainsi sans pénétration, c’est si puissant !

    Mon sexe vient à l’encontre de sa bouche. Je me surprends à laisser échapper un cri : « OUIIIIIIIII »…Je ne peux retenir un long gémissement suivi d’un fort soubresaut qui traverse mon être, me parcourt telle une onde de tremblement de terre : Un premier spasme de jouissance encore timide… Je froisse le drap de lit…

     

    Le jeu de la tentation - 6

     

     

    À suivre : Partie VII de X

     

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  • Un pari pour les sens

    Sommaire

    Doux échanges

     

    Le jeu de la tentation - 5

     

    (Édouard)

    J’aime quand elle dit : « J’ai trop envie… ». L’entendre me le dire, accroît aussi la mienne, sorte de vase communicant… J’aime sa fougue de ne pas pouvoir tenir et recevoir… Voir sa volonté de reprendre le dessus quitte à perdre mon pari. Cette petite récréation, prémices d’excitations de ses sens l’a amenée à vouloir devenir actrice… Reprendre son ascendant sur moi ne me déplaît pas.

    J’adore sa main qui descend ainsi sur mon torse. À mon tour d’avoir un premier frisson qui parcourt mon corps. J’aime la façon délicate et sensuelle comment elle effleure… Humm… Mon sexe se dresse encore plus et je ne peux résister au plaisir de caresser sa hanche avec. Ma main quitte son sexe… Je la contemple dans les miroirs des portes de placards. Je sens sa main glisser sous ma chemise…

     

     

    Le jeu de la tentation - 5

     

    (Mélissa)

    Ma main glisse sur sa chemise et mon autre vient la rejoindre. Toujours avec mon bandeau, je m’accroche à lui. Nul besoin de voir pour caresser et lire ses ressentiments, ses réactions. Mes mains remontent sur ses épaules et se croisent au milieu de son torse.

    Je ne veux plus sentir ce tissu, plus toile émeri que douceur. Je veux caresser sa peau, juste la savourer épisodiquement au rythme de ses ressentis redevenir chair de poule pour me montrer qu’il n’est pas insensible à ma présence. Je ne veux pas perdre mon pari, il me faut me ressaisir, lui montrer que je peux le faire craquer. Je décide de le déshabiller en commençant par sa chemise. Mes mains s’approchent du premier bouton pour le faire sauter, puis le deuxième, le troisième…

    Ma main écarte la chemise de son épaule. Je penche ma tête vers lui. Je pose mes lèvres à la base de son cou. Je respire son parfum qui m’enivre. J’ouvre ma bouche, humecte mes lèvres pour les laisser en compagnie de ma langue explorer cette peau si douce. Je l’entends laisser échapper des soupirs de désirs.

    Mon envie de le croquer se décuple. Un feu intérieur crépite et commence à me brûler. J’ai envie de devenir animal, de lui arracher sa chemise pour l’avoir tout contre moi, torse nu. Mais « NON », je dois me retenir pour faire grandir encore notre plaisir.

    Alors avec une lenteur que je pense calculer, pleine de fébrilité, j’en défais tous les boutons puis je la fais glisser de ses épaules, puis ôtant ses manches, je la lance sur le fauteuil.

    Enfin il est là devant moi torse nu. Je ne le vois pas avec mes yeux toujours cachés mais je vais savoir le conquérir de mes doigts, de ma bouche, de ma langue, de mes cils, de mes tétons enfin de tous les artifices qu’une femme sait employer… De purs instants de douceur.

     

     

    Le jeu de la tentation - 5

     

    (Édouard)

    Humm… Je ne pensais pas la voir si entreprenante. J’aime cette délicieuse récréation.

    Que c’est excitant une femme qui participe, donne. La voir dans le miroir se trémousser pleines d’envies pour déboutonner ainsi ma chemise, sentir ses doigts pianoter les boutons n’est qu’envoûtement.

    L’excitation franchit encore un cran chez moi lorsque je suis collé à elle, torse nu à portée de ses doigts.

    J’ai du coup très envie de poursuivre ces quelques instants de plus, que cette récréation perdure…

    Mes mains se posent alors sur ses fesses et je la plaque tout contre moi pour avaler sa langue gloutonnement dans un baiser fougueux et profond. Je caresse tous azimuts sautant de plage de peau en autre plage… L’affoler encore plus…

     

     

     Le jeu de la tentation - 5

     

    (Mélissa)

    Je sens son envie grandissante contre mon ventre. Mon bassin instinctivement se tend vers lui.

    Mes mains parcourent son torse. Ma bouche se pose sur le creux de sa nuque et ma langue goûte la saveur de sa peau. Sa texture douce et délicate me donne envie de continuer un peu plus bas quand il me plaque et me prend sauvagement la langue dans un baiser ardent, comme s’il se souvient de ce pari afin de ne pas succomber.

    Je me dégage un peu pour que ma langue chemine sur son torse, qu’elle le déguste à petits coups, petit à petit… Je m’attarde sur chaque doux bourgeon de son torse, les prends doucement entre mes lèvres pour les sentir se gonfler, jouer avec eux, les griffer de mes cils, les toucher de mon nez, lui montrer que je ne suis pas une passive. Sa réaction sous mes caresses est immédiate. Je le sens encore plus tendu, le souffle court.

    Cela m’engage à poursuivre dans cette voie. Ma langue creuse un sillon luisant jusqu’à son nombril. Je suis penchée devant lui, ma langue fait le tour de ce nombril, puis vient en effleurer l’intérieur. Mes mains qui ont suivi le trajet sont maintenant posées sur ses hanches.

    Le fait d’avoir toujours les yeux bandés fait que je suis plus attentive, plus attentionnée à ses moindres réactions, que je profite plus de son corps qui s’ouvre ainsi à moi.

     

     

    Le jeu de la tentation - 5

      

    À suivre : Partie VI de X

     

     

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