• Stéphane et Amélia - 4

    Sommaire

     

    Je suis impatiente

                                                 

    AMÉLIA

     

    Un Chilien qui allait me faire visiter Paris, quand je raconterai cela à mes amis, ils trouveront cela peu banal. Hum un Chilien mais pas n’importe lequel, beau comme un dieu. Il m’intimidait. Je le regardais à la dérobée. Dès qu’il posait les yeux sur moi je ne pouvais pas soutenir son regard. Personne n’avait jamais posé sur moi un regard de braise aussi pénétrant. Je me disais en moi : « Allons Amélia ne soit pas si timide, relève la tête, regarde-le ! Tu ne vas jamais y arriver si tu évites toujours leurs regards. » Et, au moment où je relevais la tête, je vis où il dirigeait ses yeux. Je souris. Tiens ! Il rougit aussi, c’est craquant un homme qui rougit.

     

    Stéphane et Amélia - 4

     

    À sa question sur l’autorisation de mon mari, je ne pus retenir un éclat de rire. Il aurait encore fallu que j’en trouve un au village, tous les hommes étaient mariés et les célibataires avoisinaient les 80 ans.

    Quand il me proposa de dîner, j’étais ravie. J’aurais bien aimé aller aussi au cinéma. Je n’ai jamais l’occasion d’y aller, il est au moins à 50 km d’où je vis.

    Au moment de quitter le taxi, il se pencha vers moi. Non ! Il n’allait tout de même pas m’embrasser sur la bouche comme cela. Mon cœur fit un bond dans ma poitrine, quand, ouf, ses lèvres douces ne se posèrent que sur ma joue. Je souris pour cacher mon émoi et je lui rendis sa bise.

     

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    Arrivée à l’hôtel, je défis ma valise. Mince ! Ayant prévu de faire des recherches, j’avais plutôt des tenues de rats de bibliothèques. Je n’avais pas prévu en sortant de mon bled, tombée sur un Apollon me demandant de passer la soirée avec lui. En fait, ma valise était essentiellement composée de papiers, de documents, tout ce qui me permettrait d’avancer dans mes recherches, mon ordinateur portable où j’avais la plupart de mes données, plus mes carnets de notes.

    Dans le fond de ma valise, j’avais quelques tenues un peu froissées. Non ! Je ne pouvais pas rater ce rendez-vous prometteur voire excitant.

    Je téléphonais à la réception pour demander où je pouvais trouver une tenue pour sortir. Ils me répondirent qu’à deux pas il y avait une friperie.

    Vite fait, je faisais le tour des portiques. J’adore acheter dans les friperies, surtout ces vêtements d’un autre âge. Je trouve qu’ils ont toujours un certain charme. Mais bon ce sont les goûts et les couleurs de chacun…

     

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    Je trouvais une magnifique robe beige clair à bouton en dentelle ajourée, un petit gilet brodé et une paire de bottines assorties, ne trouvant pas de belles bottes.

    Je remontais vite dans ma chambre me préparer afin de ne pas être en retard. Mince ! Que je suis bête ! J’ai pris une tenue claire et je n’ai que des sous-vêtements noirs.

    Tant pis à la guerre comme à la guerre, je m’habillerai et je ne mettrai pour seul sous-vêtement que mon collant beige.

     

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    Un dernier coup d’œil à la glace tout en me disant que l’on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre. Je défaisais quand même trois boutons du haut de ma robe et deux en bas. Je regardais l’effet dans la glace et je me pris à rire… Tiens, voilà la Lorraine à Paris.

    Je descendis sur le devant de l’hôtel pour attendre le taxi. Le temps était un peu venteux, je sentais l’air frais sous ma robe…

     

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    À suivre : Partie 5 de 17

     

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