• Stéphane et Amélia - 2

     

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    Le but de ce voyage

    Amélia

    Moi qui n’avais jamais quitté la ligne bleue des Vosges, que de trajet en si peu de temps !

    Stéphane et Amélia - 2 (CORRIGÉ)

    J'étais à Paris, la capitale, pour une aventure exceptionnelle, la rencontre avec mes origines, enfin je l’espérais. Je faisais des recherches depuis au moins 20 ans. Je pensais enfin atteindre mon but. 

    Je savais que c'était un but idéaliste, réaliser une « cousinade ». J’ai vécu seule toute ma jeunesse, sans famille ni attache, et, maintenant, je ressentais le besoin de connaître mes origines. J’avais commencé mes recherches sur mes ascendants, grimpant les branches de mon arbre. Pour en redescendre bien vite, en effet je n’y trouvais que désolation, de nombreuses branches cassées, de destins brisés, des absences d’enfants, donc de descendance.

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    Le déclic de cette quête avait eu lieu lorsque j’avais ouvert une malle dans le grenier découvrant les cahiers de mon arrière-grand-père. Il y racontait sa vie, son enfance, son adolescence jusqu’à sa vie de jeune adulte. Il y parlait de nombreux frères et sœurs, tous aussi exaltés que lui. Nous pouvions aussi y lire avec humour les grossesses de ses sœurs, les frasques de ses frères qui avaient selon lui laissé bon nombre de filles mères. C’est sûr que pour l’époque, ses femmes avaient dû souffrir de leurs situations. Mais lui, il racontait cela avec tellement d’humour dans ses cahiers que je l’avais surnommé « Papy farceur ».

    Pour moi cela voulait dire aussi que ma famille était en fait beaucoup plus nombreuse que celle que je connaissais.

    J’avais bien rassemblé les éléments sur mon « Papy farceur », mais pour atteindre ces frères et sœurs, il fallait que je retrouve ses parents à lui. Il jouait à cache-cache avec moi. Parfois je trouvais sa trace dans un village et parfois dans un autre et quand je suis tombée sur son acte de mariage même sa naissance était une farce généalogique. Je ne sus pas pourquoi à ce moment là je pensais à ce  tatouage vu lors d'une de mes recherches sur le net!

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    Il est né à Paris en février 1871. L’horreur pour un généalogiste….Avec la Commune, la plupart des archives avaient été détruites. Les archives avaient peu à peu été reconstituées mais toujours pas de Papy. J’avais lancé des perches partout. En désespoir de cause, j’avais écrit à tous les notaires de Paris. J’avais lu dans une revue que certaines études étaient transmises de père en fils, que les archives et leurs fiches étaient de véritables mines d’or.

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    Pour me compliquer la tâche, mon Papy avait un nom de famille très commun : Martin. Du coup, six études avaient répondu positivement à ma demande.

    Me voici donc à l’aéroport de Paris, après un voyage assez éprouvant.

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    J’avais fait appel au taxi et j’avais bien noté son numéro 8857. Je l’attendais au sortir de l’aéroport, mais comme j’avais un peu chaud, tant pis quand il arrivait, je lui demandais de m’attendre le temps que j’aille chercher à boire.

    À mon retour, je voyais un homme, qui voulait me souffler mon taxi sous le nez… Au loin, je l’interpellais...

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    ... pour lui dire que c’était mon taxi. Je me dépêchais. Plus je m’approchais de lui et plus l’homme en question me semblait charmant, avenant. Je lui proposais de partager mon taxi. Il m’aidait avec ma valise, m’ouvrait la porte. Ma première impression était donc la bonne, un homme galant ; cela devenait si rare. En plus il avait un sourire à tomber par terre.

    Je me disais : « Bon Amélia ! Ne rêve pas trop quand même, un bel homme comme ça… »

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    Je m’asseyais quand il me dit que j’avais oublié quelque chose ! C’était le pan de ma robe qui pendait en dehors de la voiture. Sa main, en le ramenant, effleura ma cuisse, cela me fit comme une décharge électrique. Je croisais son regard, mais je le baissais aussitôt. Le temps qu’il fasse le tour pour prendre place, je voyais encore ces yeux rieurs, et je me dis : « Après tous pourquoi pas ? » Joignant le geste à la parole, je profitais de ces quelques secondes pour délacer un peu mon décolleté pour libérer légèrement la naissance de mes seins.

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    À suivre : Partie 3 de 17

     

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  • Commentaires

    1
    Jeudi 27 Novembre 2014 à 18:43
    Que tes écrits sont doux. J'adore
    Bises
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