• Stéphane et Amélia - 10

    Sommaire

     

    Descente aux Enfers

                                                               

    AMÉLIA

     

    Riant encore comme deux gamins, nous quittions le cinéma en courant. 

    Stéphane et Amélia - 10

    Ce rire avait déclenché en moi une envie pressante que je n'avais pu satisfaite. J’en faisais part à Stéphane. Il m'indiqua un petit parc où je pouvais être à mon aise pour satisfaire ce besoin urgent.  

    Sur un banc, il y avait une personne qui dormait : un homme, une femme ? Je ne saurais trop dire. Stéphane s'en approcha et me dit;

    • Tu peux y aller! Elle dort à point fermé, sans doute une fêtarde.

    • Ok mais tu te retournes…

    Je le voyais se retourner en rigolant comme un bossu. Je lui tournais moi aussi le dos. Pour plus de facilité Je déboutonnais le bas de ma robe. Je riais tellement que j'avais quelques difficultés.

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    Sortant du parc, je lui disais que je n'avais pas envie que la nuit se termine comme cela. Pour une fois que je sortais de ma campagne, je je voulais m'éclater toute la nuit.

    J’ajoutais que j'avais vu dans un reportage que l'on pouvait visiter les catacombes de nuit et que parfois il y avait aussi des soirées organisées.

    Stéphane me dit que c'était interdit. Ayant encore des restes d'alcool dans le sang, je lui dis:

    • Et ce que nous venons de faire au restau et au ciné c'est autorisé?

    • Alors...Peut être". Cette nuit, va bien être la nuit des interdits!

    Il ne se rappelait plus trop où était l'entrée. Ce qui nous a valu de faire beaucoup de trajet sans doute en trop mais souvent bras dessus bras dessous nous faisons les fous heureux de vivre.

    De nombreux « collés/serrés » exacerbant nos sens, nous faisaient retomber en pleine adolescence. À chaque erreur de rue, il devait me faire un petit bisou « plaisir ». Je choisissais l'endroit de mon corps et il choisissait la façon de le faire. Je pense qu'il se trompait de plus en plus exprès, qu'il prenait plus de plaisir à recevoir la punition qu'à nous conduire sur le bon chemin.

    Enfin au bout d’un moment, nous croisâmes des jeunes en bringue. J’en profitais pour leur demander le chemin. Pour un peu, j'aurais presque cru que Stéphane ne voulait pas nous y conduire.

    • Suivez nous! Nous allons à une fête là bas!

    Nous les suivîmes pou enfin nous trouver devant l'entrée.

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    Stéphane avait retrouvé son entrain. Pendant tout ce chemin, il n'arrêtait pas de me passer la main sur les fesses.

    Il me dit, avec la voie râpeuse de Jean Reno :

    • Alors petite ! prête pour l'enfer!

    Et moi de lui répondre :

    • Oui, mais l'enfer des sens! Allez, avance peureux!

    Nous suivons les flèches rouges et noires dans le labyrinthe méandres des catacombes. Plus nous avancions, plus l'air était lourd, chargé d'humidité. Des gouttes de sueurs perlaient entre mes seins.

    Stéphane s'en aperçut et ne put s'empêcher de venir les recueillir avec sa langue.

    Il me plaquait contre la roche et glissait ses doigts en moi.

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    Je me frottais contre lui puis d'un coup de bassin je me dégageais. J'avais comme l'impression qu'il voulait reculer le moment où nous allions arriver à la fête. Je ne voyais pas pourquoi!

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    Nous arrivions dans une sorte de grande salle avec des rideaux de velours noir et pourpre qui tombaient des plafonds très hauts. L’éclairage provenait seulement de grands candélabres qui jalonnaient le parcours. Au fur et à mesure que nous avancions dans cette pénombre, une musique sourde se faisait de plus en plus angoissante. 

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    Instinctivement, je me rapprochais de Stéphane, lui prenant la main. Je m’abandonnais et me laissais guider.

     

     À suivre : Partie 11 de 17

     

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