• Stéphane et Amélia - 1

     

    Présentation

     Je sors très souvent avec un auteur qui écrit un peu comme moi, à ses heures perdues. Nous aimons flâner dans un bar, autour d'un verre, pour discuter ou refaire le monde. Au détour d'une longue soirée d'hiver, nous avions croisé un couple, Stéphane et Amélia, et recueilli leurs confidences, les souvenirs de leur première rencontre à PARIS.

     
    Nous avons bien aimé leur histoire et, ayant leur accord, nous voulons la partager avec vous chères lectrices, chers lecteurs.


    Sous la plume de mon co-auteur vous retrouverez Stéphane et moi, je vous invite à suivre Amélia.


    L'intrigue: Ils se rencontrèrent à la station de taxi en sortant de l'aéroport CDG à Paris. Une idylle s'en suivit. Accompagnons-les!

    Stéphane et Amélia - 1

    Sommaire

     

    À la croisée de deux chemins

     

    Stéphane

    À peine avais-je récupéré ma valise...

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    ... que je filais vers la sortie de l’aéroport à la recherche d’un taxi. Ça me faisait drôle de me retrouver à Paris après ces huit mois passés au Chili. Je n’allais pas rester longtemps, juste le temps de régler divers problèmes administratifs, bancaires et notariaux…Puis je repartirai vers l’Amérique du Sud où j’avais laissé femme et enfants.

    À ma grande surprise, à peine la porte de sortie franchie, un taxi semblait m’attendre juste en face…

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    Je me dirigeais vers lui et commençais à ouvrir la portière arrière droite quand j’entendis derrière moi une voix féminine:

    • Hey… C’est mon taxi…Il m’attend !

     

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    Je me retournais pour voir à environ vingt mètres une femme qui agitait les bras…Le temps qu’elle arrive à la voiture j’avais eu le loisir de détailler sa silhouette :

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    ...de jolies formes, coquette, pas très grande, brune, les cheveux longs..Je lui donnais la quarantaine. Sobrement habillée d’une élégante robe de couleur marron, mi-longue, sagement décolletée sur des seins dont j’avais du mal à évaluer la taille (un bon 115 D me dis-je), des bottines assorties à la robe, son sac à main sur l’épaule et tirant derrière elle une valise à roulettes.

    Arrivée à ma hauteur, elle me dit essoufflée:

    • Je lui ai dit de m’attendre il y a 10 mn, le temps d’acheter une bouteille d’eau…

    Elle ouvrit son sac et me montra la bouteille.

    Je renchéris :

    • Bon, et bien, moi qui croyais avoir de la chance en trouvant un taxi si rapidement…C’est raté!

    Elle avait l’air désolée…Elle fit une moue et dit:

    • Vous allez où? Nous pourrions faire un bout de chemin ensemble ?

    • Dans le centre de Paris, mon hôtel est près de l’étoile…

    J’espérais qu’elle me réponde que c’était sur sa route ! En fait, l’idée de faire un bout de chemin avec cette femme me tentait bien…Je la trouvais sympathique, charmante. Passer une heure à discuter avec un chauffeur de taxi ne me ravissait guère…Alors qu’avec cette femme que le sort avait placée sur ma route, je sentais qu’il pouvait y avoir quelques atomes crochus…

    Elle ajouta :

    • Génial! Je vais dans un hôtel à la Défense, ce n’est pas loin.

    Elle semblait assez contente de trouver un compagnon de voyage.

    Politesse oblige, après avoir ouvert le coffre du taxi, je m'approchais d'elle, prenais sa valise tout en lui effleurant la main pour la placer dans le coffre ouvert de la voiture. C’est à ce moment que le chauffeur de taxi sorti de la voiture pour finir de nous aider à ranger  nos bagages dans le coffre.

    J’en profitais pour proposer à ma co-voyageuse de s’installer dans la voiture en lui tenant la portière.

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    Ce qu’elle fit en me remerciant. J’allais fermer la portière lorsque je m’aperçus que sa robe risquait d'être coincée.

    Je lui dis, tout en replaçant le pan de sa robe le long de sa cuisse :

    • N'oubliez pas ceci !

    Mon geste se fit volontairement un peu appuyé mais avec une certaine innocence. Nos regards se croisèrent brièvement. Je sentis un peu de gêne. Elle baissa rapidement les yeux en me remerciant, fermant sa portière.

    Je la rejoignis de l’autre côté, en me disant qu’elle avait quelque chose qui me plaisait bien cette voyageuse…

    Je fermais la portière et m’installais à ses côtés. Par courtoisie, je proposais au chauffeur de passer d’abord par la Défense.

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    Le chauffeur démarra et nous roulâmes en silence les premiers kilomètres.

    Je finis par rompre le silence :

    • Vous venez d’où?

    • De Nancy ! Et vous?

    • Oh ! Je viens d’un peu plus loin…

    Cela dû l’intriguer parce qu’elle devint plus volubile. Nous avons commencé à discuter de l’Amérique latine, de la place Stanislas, des cordillères des Andes, de l’aéroport de Nancy… dont j'étais loin d’imaginer l’existence.

    Je la trouvais vraiment séduisante avec son air enjoué, à mon avis faussement innocent. Je dis cela car j'étais persuadé qu'entre le moment où j'avais fermé sa portière et le moment où je m'étais assis à ses côtés, le petit lacet qui maintenait le sage décolleté de sa robe s'était étrangement épris de liberté. Oui, j'ai l’œil pour ce genre de détails!

     

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    À suivre: Partie 2 de 17

     

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