• Le train des soupirs - 5

    Sommaire

    Le doute

     

    (Sarah)

     

    Alors que je suis sur un petit nuage en sa charmante compagnie, brusquement une de ses questions me ramène à la dure réalité. Je n’ai plus rien, je ne suis plus rien. Puis finalement, lorsqu’il s’excuse, je me sens mieux ! Oui, je suis redevenue quelqu’un dans ce train en sa compagnie. J’aimerais que le temps s’arrête et que je puisse rester ici avec lui encore des heures.

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    Sous son regard tendre, je me sens revivre. Son magnétisme, son assurance, son humour, ces yeux rieurs, il est très attirant. Mais je ne voudrais pas me laisser charmer, peut-être a-t-il femme et enfants qui attendent son retour et qui comptent sur lui, sur son amour comme moi je comptais sur celui de mon mari.

    Non ce n’est pas possible, il a l’air droit, honnête, et ne donne pas l’impression d’être ce genre d’homme. En plus, ses cheveux grisonnant qu’il arbore magnifiquement, sans chercher à s’en cacher sous des teintures et couleurs, laissent à penser qu’il n’est pas ce genre d’homme ayant peur du temps qui passe, et qui recherche à tout prix le retour de leur jeunesse perdue, quitte à détruire la vie de sa famille derrière lui.

    Comment lui répondre sans m’effondrer ? Je lui réponds juste que ma vie est un peu compliquée.

    Soudain il s’excuse pour aller aux toilettes. Il se lève. Mes yeux le détaillent de haut en bas. Il est vraiment bel homme. Quelque chose attire mon regard sous sa ceinture. Il me semble que je vois…non est-ce vraiment ce que je pense. Je le suis des yeux pendant qu’il s’éloigne.

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    Je me rends compte que mon esprit est accaparé soudainement par cette pensée. Comment est-ce possible qu’après avoir juste discuté à bâtons rompus, il puisse avoir eu des sensations qui l’ont tendu à ce point ?

    Je regarde tour à tour le miroir et le siège qu’il occupait l’instant auparavant. Finalement, je m’assieds à sa place. Et stupeur, je me rends compte qu’il a dû assister par le biais du miroir à tous mes mouvements lors de mon rhabillage.

    Je reprends ma place initiale, le rouge aux joues, je repose ma tête sur le siège légèrement en arrière et ferme les yeux.

    Mon esprit vagabonde. Je l’imagine revenir vers moi, les yeux plein de désirs. Il est debout face à moi et ses mains chaudes et douces viennent d’abord me caresser les épaules, puis il entame un lent massage qui me détend complètement. Mille images, toutes plus érotiques les unes que les autres défilent devant mes yeux fermés. Un sourire rêveur passe sur mes lèvres.

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    À suivre : Partie VI de XII

     

     

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