• Le train des soupirs - 3

    Sommaire

    Un charmant réveil ?

     

    (Sarah)

     

    Une voix grave me fait sortir de ma léthargie, mes yeux sont secs d’avoir trop pleuré. Un regard doux et un sourire tendre, c’est tout ce que je vois de lui en premier lieu. Il me tend un café mais je n’ai pas compris ce qu’il m’a dit avant.

    Le train des soupirs - 3    CorrigéL’œil étonné, je lui souris. Sa voix traverse la brume de mon cerveau : « Il me demande si je suis Amiénoise ! Tiens pourquoi cette question ? Ah oui cela me revient ! Je sais pourquoi je suis là et où je vais. Tout me revient en mémoire.

    L’envie de tout raconter, d’avoir une épaule pour pleurer me saisit mais je me dis que c’est certainement mal venu. Non maintenant il va être temps de tourner cette page difficile de ma vie et, qui sait, peut-être de profiter du temps qui passe :

    • Bonjour, non je ne suis pas Amiénoise, je suis Lorraine. Je vais voir mes parents mais je fais un détour pour aller rendre visite à une amie. Oui, vous pouvez vous asseoir ici, sans problème. Merci pour votre café, c’est une attention qui me touche, il va me réchauffer un peu, j’ai l’impression d’avoir un glaçon dans le Cœur tellement il fait froid ici…

    Peu à peu la conversation s’engage : sur les trains jamais à l’heure, les pannes et les grèves. Au fil de la discussion, sa voix grave et tendre m’enveloppe de douceur, c’est un homme charmant et drôle. L’attente en sa compagnie me fait du bien.

    Nous devisons de tout et de rien. Je me sens de mieux en mieux. Je souris et même il arrive à me faire rire, malgré tout ce qui devrait me miner.

    Le train des soupirs - 3    Corrigé

    Je commence à boire ce café accompagné de ce bel homme à la voix chaude. Ce qui a pour effet de réchauffer mon corps de plus en plus.

    Je me rends compte que je suis restée habillée comme je l’étais en arrivant dans le train. Avec mon gros manteau et mon écharpe sur les genoux.

    Je lui dis que j’ai trop chaud et que je veux retirer mon manteau. Galant, il se lève et m’aide à l’ôter, tirant sur chaque manche.

    Dans le froid qui commence à envahir l’atmosphère du wagon privé de courant, j’inspecte ma tenue. Ça va mon tailleur n’a pas trop souffert, la jupe n’est pas trop fripée, je la lisse, tirant dessus de mes mains. Mon chemisier dépasse un peu de la jupe, je lui tourne le dos pour le remettre en place. Je me rends compte aussi que mon bas à glisser. Discrètement, je jette un regard furtif vers ce cher homme. Il est occupé à ranger mon manteau. Je relève ma jupe rapidement et replace ce bas récalcitrant.

    Le train des soupirs - 3    Corrigé

    Quand je me retourne, il s’est rassis. Je fais de même, en lui demandant :

    • Et vous, êtes-vous Amiénois ?

     

    À suivre : Partie IV de XII

     

     

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