• Le train des soupirs - 12

    Sommaire

    Jouissances

    (Sarah)

      Quand il me fait cesser mes caresses, je crois un instant que je l’ai choqué par mon audace, que je suis allée trop loin. Aussitôt mon cœur se serre. Mais quand il me fait comprendre qu’il aime ce que je lui fais, je reprends vie. Il veut me rendre le plaisir qu’il a eu. À ces mots, mon esprit s’échauffe plus si c’était encore possible. Un homme qui est si attentif ne doit être qu’un homme bon. Son baiser, léger comme une plume, le jeu de sa langue et sa bouche sur la mienne ne sont que de purs délices.

    Ses mains se posent sur mon corps, un frisson me parcourt, je retiens mes gémissements.

    Mes tétons réclament ses doigts. Je ne peux empêcher mon corps de se tendre vers le sien.

    Le train des soupirs - 12

    Quand sa main atteint la peau de mes cuisses au-dessus de mes bas, que son doigt me touche à l’intérieur, je sens l’orgasme arriver, je lutte, pour le refréner mais je ne peux rien. Toute volonté à quitter mon corps, je ne peux que resserrer mes cuisses sur sa main. Et avec mes mouvements de bassins, je vais au-devant de ses caresses, l’obligeant ainsi à glisser ses doigts encore plus loin. Mon bassin s’active, sa main répond et se calque sur mes coups de rein. Doucement mes lèvres sur son cou, je ne parviens plus à retenir ma respiration. Mon plaisir commence à s’entendre. Je sens mon désir s’écouler par vagues successives. Mes soupirs et murmures meurent au creux de son oreille. Mon corps se tend en de longues contractions et la dernière vague de plaisir immense, m’emporte pour me laisser m’échouer sur son corps, les bras arrimés à son cou, les yeux fermés, le souffle court. Je viens de jouir… 

    Le train des soupirs - 12

    (Dominique)

    Mon désir est immense, savoir que mes caresses ne la laissent pas indifférente. Son bassin bouge de plus en plus vite, faisant disparaître mes doigts en elle. Je suis obligé de bloquer sa bouche dans mon cou afin d’étouffer les gémissements qui sortent de moins en moins sourds de sa délicieuse bouche. Son plaisir me transporte. Ma main va chercher loin en elle le ruisseau de plaisir enfoui. C’est à ce moment que son corps se contracte, sa jouissance atteint son apogée. Doucement son bassin se calme. J’ôte mes doigts fébrilement. Je la regarde. Elle est encore plus belle après le plaisir. Son souffle reprend petit à petit un rythme régulier. Sa tête dans le creux de mon épaule, elle ferme les yeux. Je la sens bien, apaisée. Sa main entoure toujours mon sexe sans bouger. Je pose ma bouche sur son front pour la laisser se reposer. Je sens ses doigts se refermer et vois qu’elle n’a pas envie de dormir mais de m’accompagner à mon tour.

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    Elle avait juste arrêté le temps pour savourer ses plaisirs. En sentant ses doigts, mon bassin bouge à nouveau. Les yeux mi-clos, j’aperçois un sourire illuminer son visage. Elle reprend, pour mon plus grand plaisir, ses va-et-vient doux et sensuels, poussant jusqu’à décalotter bien à fond mon gland écarlate de désir. Mes reins l’accompagnent. Je ferme aussi les yeux pour ressentir encore plus profondément ses délices. Mes bourses montent et descendent. Je sens le plaisir proche. Elle va et vient de façon plus ferme, plus rapide, plus soutenue, tant et si bien que mon corps entier se contracte. Elle stoppe ses mouvements pour ne ressentir que les pulsions émises par mon sexe, provoquées par les jets continus de sperme. J’étais en même temps gêné et merveilleusement bien. Sa main était emplie de ma semence… 

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    (Sarah)

     

    Hummmmmmm Avec délice, je prends sa main pour goûter la merveilleuse liqueur issue de ce moment de folie.

    Nous nous serrons dans les bras l’un de l’autre, tellement nous sommes heureux et nous nous endormons tendrement lovés.

    Le soleil triste hivernal, fait son apparition. Que le temps passe vite. Je ne voudrais pas que ces doux moments se terminent. Je ne veux pas ouvrir mes yeux. Je veux rester blottie tout contre lui. Je me mets à espérer que le train ne reprenne pas sa route, synonyme de séparation… Je voudrais ces instants infinis… Le haut-parleur grésille et annonce que le train va bientôt repartir, qu’il arrivera à destination dans une bonne heure. Une larme roule sur ma joue et tombe sur la main de Dominique :

    - Tu pleures ?

    Le train des soupirs - 12

    - Non je pense à nous !

    Doucement, je reprends son sexe dans ma main pour lui faire comprendre que je l’aime et que je ne veux pas que nous nous quittions comme si je m’accrochais à lui pour la vie.

    Il me regarde et sourit :

    • Comme toi je voudrais garder le temps suspendu pour vivre à nouveau tous ces si délicieux moments. Je te propose d’échanger nos adresses et de nous revoir très bientôt !

    • Je n’osais te le demander. Oui Dominique, avec grand plaisir…

    • Sarah, ce sera un immense plaisir pour moi de te revoir…

    • Dominique, il nous reste une petite heure de trajet, ils ont demandé aux voyageurs de retourner à leur place, je ne veux pas que nous nous séparions comme cela, je veux encore sentir ton agréable présence, être avec toi, à toi. Je suis si heureuse de cette rencontre.

    Nous nous serrons encore plus fort. Je pense déjà à notre prochaine rencontre…

    Le train des soupirs - 12

    F I N

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 13 Septembre 2015 à 19:54
    Ouahhhhhhhhh Que c'est doux, enveloppant, invitant à un voyage que tu sais si bien nous offrir, nous décrire.

    Que j'aime cette plume qui vient si bien me caresser.

    Merci Méli et bises.

    2
    Samedi 19 Septembre 2015 à 04:36
    Méli,

    Surtout publie c'est si joli et si bien écrit. J'adore, je t'adore, nous t'adorons.

    Tes photos mêmes décalées sont superbes hummmmmmmm

    Mille bises de Candi et moi.


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