• Le jeu de la tentation - 9

     Un pari pour les sens

    Sommaire

    Le voir s'abandonner...

     

    (Édouard)

     

    Son audace décuple l’excitation de mes sens. Je n’aurais jamais pensé qu’elle pouvait être si entreprenante, comme quoi lorsque quelqu’un est en confiance, cela peut donner libre cours à des folies. Sa volte-face me surprend vraiment. Je dois dire que vivre cela, les yeux bandés, ne me porte que plus encore à bander.

    Tous mes sens sont aux aguets. La dentelle de son string sur ma peau m’apporte encore plus de plaisir. J’en frissonne : « À quelle sauce veut-elle me manger ? » Surpris par ce délicat contact, je me cambre. Mon sexe, sous ses mains expertes nouant sans doute son string à la base de ma hampe me rend fou ; sentir ce nœud servir de cockring renforçant la puissance de mon mât m’indique que cette femme veut aller au bout de cette nuit de folie.

     

     

    Le jeu de la tentation - 9

     

    Je suis encore plus bandé, gros et dur. Je ressens encore plus sa volonté de m’emporter comme pour me prouver qu’elle sait s’y prendre : « Comme elle devait être en manque avec cet autre homme alors qu’elle est si délicieuse ! ».

    Totalement tendu, entièrement sous son emprise, elle m’affole, ses mains effleurant ici et là ma peau tel un papillon puis son autre main se pose sur la branche, caresse puis masturbe si subtilement… Je ne peux retenir un profond gémissement, mes hanches débutent leur oscillation, ce bal de mes sens m’emportant dans mon tourbillon d’extase…

    Ma respiration s’accélère, j’essaie de résister, mais ses caresses, son art pour m’apprivoiser me rendent fou et je me donne de plus en plus. Lorsque je sens son petit bout de langue obstruer mon œil d’Amour,

     

     

    Le jeu de la tentation - 9

     

    ...jouer à l’obstruer puis le boucher le déboucher alors que sa main va et vient sur la hampe, mon être est violemment transpercé d’une violente décharge : je veux jouir… Ses mots murmurés, sa façon de me conduire vers un orgasme certain, cette folle attente, je sens que pour une fois je vais perdre mon pari, pris à mon propre piège…

     

    (Mélissa)

     

    Je ne veux pas retirer mes bas. J’aime trop qu’il joue avec cette lisière bas et peau chaude et douce, qu’il effleure passant son index sous l’élastique, jouant à remonter sur mon sexe comme pour le narguer. Je suis de plus en plus excitée de ce jeu.

    Au point où je suis arrivée, je me rends compte que j’ai été muselée une partie de ma vie et qu’avec cet homme je laisse s’exprimer mes désirs refoulés.

    Je comprends que gagner ce pari sera vraiment ma revanche sur ce qui s’est abattu sur ma tête. Je vois cette nuit comme une thérapie pour ne pas sombrer. Je ne sais ce qui me prend, je m’empare de mon soutien-gorge, tant pis s’il se déchire, et, prenant ses poignets, je le ficelle avec. Il devient mon « prisonnier sexuel » Je veux aller au bout de ma folie.

    Je suis moi-même devant un homme que je saurais aimer, ce que je n’ai jamais osé être et faire mais aussi qu’on m’a interdit. Je veux donner ce que j’ai de plus précieux en moi, ce qui s’apparente à plus aimer que baiser. Montrer à cet homme que la femme sait, elle aussi, être entreprenante. Ce pari me donne la raison d’agir ainsi.

    Je me redresse tout en gardant sa branche en ma main, me colle a lui, prends ses fesses de ma main libre, caresse sa noisette, ce qui a pour effet de le raidir encore plus contre moi. Mes seins dardent, tétons en érection. Je monte une cuisse sur sa hanche, entourant de mon bras libre son cou comme pour m’y suspendre et l’inviter à me pénétrer. Il est à ma merci. Je caresse ma jambe sur la sienne tout en le masturbant plus fortement. Ses tressaillements se transforment en de plus fortes vibrations. Les contractions de ses muscles pelviens sont de plus en plus rapprochées. Sa prostate doit être prête à se vider, le flot de son nectar gargouille dans le bas de sa hampe… Sa branche est comme le branle de la cloche parcourue de spasmes violents. Il ondule sous le désir montant. Je le sens au bord de son précipice. Je m’agenouille à nouveau. Une immense perle brille de toute sa splendeur sur le gland.

     

     

    Le jeu de la tentation - 9

     

     

    Avide et gourmande je lustre de ma langue son gland goûtant cette perle salée et si soyeuse.

    Il gémit, se tortille… Ses respirations sont de plus en plus profondes…

     

    (Édouard)

     

    Mes mains reliées, aveugle derrière ce bandeau, il est très rare que je sois devant une telle situation. J’en suis vraiment excité. Être devant cette femme qui sait vraiment donner du plaisir, être à sa merci, me procure une excitation presque inconnue. Mon gland perle, tout gonflé, prisonnier de ses désirs et cela m’excite grandement… La sensation de sa langue lustrant le bout de mon sexe, son audace à me caresser ma noisette, j’en gémis… Sous ses assauts répétés, la montée de mon nectar se fait de plus en plus pressante : « Comment va-t-elle me faire exploser ? », « Je suis en train de perdre mon pari ! » Je me retiens, je retiens mon envie… Un cri m’échappe, l’aveu de ma défaite :

     

    - Oui, oui…

     

    (Mélissa)

     

    Privé de ses mains, sous son bandeau, dans l’état où il se trouve, tout vibrant, si je le lâche, il va tomber. Je le dirige alors vers le divan proche du jacuzzi où j’ai fermé le robinet n’étant pas prête à y pénétrer mais plus dans le désir de le voir s’abandonner enfin, craquer et perdre son pari. Ce « oui » me conforte dans ma prise de décision de le faire jouir en ma bouche. Je défais ses mains pour leur rendre la liberté de me caresser, de m’exprimer son état d’abandon. Voir s’il fait partie de ses imbéciles qui nous compriment la tête sur leur sexe comme pour plus l’avaler au lieu de nous laisser conduire notre fellation comme nous l’entendons. Je l’assieds face à moi, agenouillée tout contre lui sur le divan à sa gauche, son mât bien pris dans ma main droite pendant que la gauche musarde entre ses bourses et la peau fine et tendre qui conduit vers sa noisette brune.

    Sa main se faufile vers mon abricot et je sens deux de ses doigts glisser entre les nymphes tellement je suis humide de désirs mais je veux résister et triompher. Je verrai ensuite si cet homme est un gentleman…

    Je redouble de vigueur, le suce de plus en plus profondément, le faisant coulisser au fond de ma gorge

     

     

    Le jeu de la tentation - 9

     

    ...et le reprenant en le serrant très fort de ma bouche sur sa couronne, ma langue jouant avec la partie douce et veloutée de son frein. Je le sens lâcher prise, étant incapable de mouvements, ayant abandonné, mon abricot, il est plongé dans son monde. Il m’appartient. Je caresse son gland sur les côtés à l’intérieur de ma bouche, le plonge au contact de mon appendice buccal, cette luette divine pour effleurer, presque en apnée. Ma main devient la cheffe d’orchestre de sa baguette que je mène à la baguette de sa jouissance. Je bats les mesures de son orgasme montant. Il gémit encore plus fort, se cambre, se raidit, son sexe vibre de plus en plus, ses vaisseaux sanguins sont hypertendus… Et, dans un râle animal si longtemps contenu, la chaleur liquide de son nectar inonde ma bouche,

     

     

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     ...c’est chaud, je l’aspire, lui procure ses derniers soubresauts comme pour faire perdurer son orgasme. Il vibre de tout son corps. Des fils restent accrochés à son œil. Je les avale goulûment, me délecte, J’arrache son bandeau, le regarde, il a les yeux encore fermés se délectant de sa jouissance… Je n’en perds pas une seule goutte… Que c’est bon et beau de faire jouir son homme…Et surtout de l'entendre...

    Il a perdu son pari, j’ai gagné mon désir de le faire vibrer… Je suis heureuse…

     

    (Édouard)

     

    Vaincu, vidé, que ce fut fort, quelle experte… J’ai peut-être perdu mon pari mais gagné un terrible et formidable orgasme.

    Elle me regarde avec un petit sourire coquin et triomphant. Elle est radieuse dans sa nudité provocante. Je me penche vers elle, l’étreins de fougueux baisers comme pour la remercier.

     

     

    Le jeu de la tentation - 9

     

    Je l’allonge sur le divan, ôte ses bas, attrape une sortie-de-bain, la soulève dans mes bras pour la conduire dans le jacuzzi, jette la serviette pour couper le froid avant de mettre en route à nouveau les robinets, l’assieds :

     

    -     C’est à mon tour de te faire jouir… Je veux aussi que tu m’appartiennes !

     

     

    À venir : Partie X et fin

     

     

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  • Commentaires

    1
    Jeudi 17 Décembre 2015 à 04:58
    Méli,

    Que c’est plaisant de te lire. Pas une once de vulgarité, une place donnée au rôle de la femme, une rencontre d’un jour décrite avec soin et partage, tous les ingrédients qui nous donnent l’envie de te lire tout cela avec une analyse des comportements ce qui donne encore plus de richesse à tes textes.

    Un merveilleux choix de photos où l’on ressent plus l’amour que la pauvreté de certains voire certaines pour qui on ne peut que s’interroger sur leur capacité mentale à publier sans arrêt des photos redondantes et fatigantes, nous indiquant plus leur impuissance à exister.

    Merci Méli, tu es une femme qui mérite d’être connue et surtout lue.

    Bises, j’adore.


    2
    Samedi 16 Janvier 2016 à 17:53
    Coucou Ma Belle,

    Au contraire du film, la vie n'est pas un long fleuve tranquille mais elle vaut d'être vécue et ce sont bien les êtres qui mettent le soleil ou la brume en leur tête. Ils ne peuvent que s'en prendre à eux mêmes.

    Comme toi je ne cherche que le Bonheur de vivre avec du soleil plein la tête. Tout comme TOI, il ne me manque plus RIEN.

    Ce net est bien fait pour ceux qui sont en manque et il y a plusieurs sortent de manques. Ceux qui ont leur équilibre, bien dans leur peau, n'ont pas besoin de cet outil... D'ailleurs nous ne les croisons jamais.

    Comme TOI, j'ai fait cette analyse.

    Nous sommes à l'aube de grands changements dans cet entourage car la VIE est peut être un fleuve mais elle est aussi une balle qui rebondit. le tout est toujours de garder ou de retrouver NOS équilibres: le fleuve fait subir, la balle c'est agir.

    Je n'ai juste hélas pas ce temps pour écrire et c'est une frustration mais LA VIE lorsqu'elle est Heureuse gomme cela.

    Bisous et à très bientôt j'espère pour continuer ce plaisir de te lire.


    3
    Jeudi 21 Janvier 2016 à 05:22
    Dans une impatiente attente de cette suite. Ce chapitre est un bijou.

    Dépêche-toi, j'ai hâte...

    Bisous
    4
    Mercredi 6 Juillet 2016 à 03:29

    Nous nous y remettrons, soyez en certain. Ils sont écrits en premier jet, éjaculation précoce de textes qu'il reste à soigner et mettre en forme...


    5
    Vendredi 7 Avril à 13:57
    Coucou VOUS,

    Je vois bien que vous avez d'autres chats à fouetter (sourires). Mais j'attends quand même avec impatience au moins la fin de cette superbe histoire. Peut-être un jour...
    Bises à vous deux.

    6
    Vendredi 27 Octobre à 12:36
    Bonjour Méli,

    J’ai pris énormément de plaisir à lire quelques récits. Beaucoup de sensibilité transpire de vos textes. Je repasserai boire vos mots qui détonnent dans ce monde aux antipodes de cette douceur.
    Bises.

    Sylvie

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