• L’entreprise de 300 employé(e)s - 9

    Sommaire

     

    LA PRISE DE FONCTION 

     

    (Patrick)

     

    J’avais envie de fuir, je me sentais comme exposé nu dans ce fauteuil avec ces deux personnes qui parlaient de moi, ou plutôt qui s’amusaient à parler de moi. J’avais l’impression d’être un objet. Je ne voyais par leur regard, mais le ton de leur voix indiquait qu’ils prenaient un grand plaisir à me ridiculiser.

    J’étais incapable d’avoir la moindre réaction. Mon humiliation atteint son maximum lorsque Pierre parla des soirées privées et le pire c’est qu’elle me mentionna en disant « il », comme si j’étais un petit chien qu’ils venaient d’acquérir.

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    La sortie de Pierre du bureau fut un soulagement pour moi. Je préférais mille fois subir les humiliations de la Directrice en tête à tête que les subir sous le regard d’un tiers. J’étais tellement soulagé que j’ôtais les mains de mon sexe, comme pour lui montrer que j’étais le salarié docile qu’elle voulut que je sois, d’autant plus docile que mon sexe qui s’était un peu calmé se redressait lentement.

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    La voir signer mon contrat me donnait l’impression d’une femme en train de faire un chèque dans un magasin, en se disant : « Celui-là me plaît, je le prends ! » J’étais pris entre deux profonds sentiments contradictoires : la peur de ce qui m’attendait et de l’autre l’excitation que me procurait sa domination.

    Une fois de plus elle changeait de ton. Elle reprit le vouvoiement avec des expressions plus conventionnelles. Je pris cela comme si elle mettait ainsi la touche finale à sa victoire.

    Ce n’était pas une, mais des dizaines de questions qui circulaient dans mon esprit. Il m’était impossible d’oser lui en poser une seule.

    Je me levais en lui disant un timide :

    • Oui Madame, Bien Madame !

    J’étais tellement marqué par cette épreuve, que, chaque fois que je croisais quelqu’un en quittant l’entreprise, j’avais le sentiment idiot qu’il savait d’où je venais et ce que je venais de vivre.

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    Dans la rue, mon premier geste fut de chercher la clause trois du contrat. Je la relisais trois fois et les battements de mon cœur s’accéléraient à chaque lecture.

    La fin de semaine à attente me parut interminable. Plusieurs fois par jour, je revivais les moments de cet entretien. J’étais régulièrement pris d’angoisses et, surtout, j’essayais de comprendre l’excitation particulière que j’avais ressentie en me faisant dominer, humilié par cette femme.

    Enfin je me trouvais au lundi, encore sous le choc de cet entretien, angoissé aussi de ce qui pouvait bien arriver à partir de ce jour. J’aurais dû être heureux de ce travail mais j’appréhendais.

    Dans l’ascenseur les battements de mon cœur s’accéléraient à mesure que les étages passaient. Devant sa porte, je prenais quelques secondes pour calmer ma respiration. Je frappais trois petits coups. Il se passa plusieurs secondes avant qu’un « entrez » me donne le signal.

    Je refermais la porte, puis faisais un pas vers son bureau. Elle était déjà en plein travail et signait des documents dans un parapheur. Elle ne leva pas la tête et je fus pris du même léger tremblement en lui disant ;

    • Bonjour Madame !

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    (Mme GRANDIN)

     

    7 h 50 : Mon cœur battait un peu la chamade. C’était la première fois qu’un homme me faisait autant d’effets. Certes j’étais de nature assez autoritaire et détachée et, avec Pierre, il nous était arrivé d’organiser des soirées assez chaudes chez moi de domination/exhibition où chacune de mes amies amenait leurs dernières « acquisitions » afin de pouvoir les exhiber entre nous.

     

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    Mais avec cet homme, de manière inexplicable, je sentais que les choses pouvaient être différentes. J’avais envie de le posséder, assorti d’un grand sentiment d’égoïsme que je n’avais jamais ressenti auparavant. Je m’en étais rendu compte, quand j’avais fait rentrer Pierre dans le bureau, comme pourtant je faisais avec tous les autres. Quand Pierre l’avait regardé avec envie, j’avais ressenti un sentiment de jalousie que je n’avais jamais eu auparavant.

     

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    En fait, je voulais Patrick pour moi seule mais entièrement, complètement à moi, comme une chose que je ne voulais partager avec personne d’autre.

    J’imaginais… Ouahhhhhh ! Je n’osais trop penser à ce qui me traversait la tête en ce lundi matin avant qu’il n’arrive.

    Je me disais que si je ne me calmais pas, si je continuais d’avoir ses pensées, je risquais bien de lui sauter dessus dès son arrivée.

     

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    7 h 55 : Il allait être bientôt là, vite il fallait que je lui montre que j’étais occupée sinon il allait vite se rendre compte de quelque chose.

    8 h 00 : Mince trois coups à la porte, j’attrapais vite fait un parafeur, flûte je l’avais déjà signé, j’en prenais un autre. Puis je lui disais d’entrer. À son bonjour, je ne relevais même pas la tête et lui montrais une chaise.

    Je me ressaisissais. Mon cœur palpitait un peu moins fort. Lorsque je relevais les yeux vers lui, je redevenais totalement maîtresse de moi.

    • Bonjour Patrick ! Bon, je vais vous expliquer le fonctionnement de notre service, et je vais vous faire visiter l’entreprise.

    Brièvement je lui expliquais ce que j’attendrai de lui au travail.

     

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    Je me levais et m’approchant de lui :

    • Levez-vous !

    Lentement il se levait et je posais ma main sur une de ses fesses en lui disant :

    • Hum, vous voyez Patrick, j’aimerais beaucoup que lorsque vous venez dans mon bureau, vous ne portiez pas de sous-vêtements. J’espère que vous vous souviendrez de cette remarque.

    Je l’accompagnais dans l’entreprise au pas de courses. Je lui donnais une foule de détails, le présentais au personnel comme étant mon proche collaborateur en charge du réseau.

     

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    Chacun souriait à cette dénomination, car beaucoup savaient ce que cela sous-entendait !

    Revenant vers mon bureau, je lui confiais :

    • En fait, je n’ai pas pu vous trouver si rapidement un bureau dans le service ; alors en attendant, quand vous ne serez pas en train de vaquer à certains travaux dans l’entreprise, vous vous contenterez du petit bureau que je vous ai fait installer ici.

    J’ajoutais avec ironie :

    • Ce sera très bien, je vous aurai sous la main !

     

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    À suivre : Partie X de XIX

     

     

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  • Commentaires

    1
    Le sein dit cas
    Jeudi 12 Février 2015 à 05:40
    (Accent du midi)
    Madame GRANDEDINDE, quand est-ce que je vous attaque aux Prud'hommes et dépose une plinthe au parquet de votre chambre...à moins que votre plainte s'entende dans la cage de l'escalier du donjon...Fouette cocher LACASE!
    Ami calmant votre...envie de rien envie de tout!
    2
    Jeudi 12 Février 2015 à 06:08
    Méli,
    Quel fantasme! Ouahhhh Tu es très tendance dans ce récit hihihi Mais je fais peut-être erreur, pratiquerais-tu?

    En passant tu voudras me donner par courriel l'IP du comique du dessus histoire de rire! Merci!
    Bisous Ma Chouette.
    3
    Jeudi 12 Février 2015 à 22:05
    @ Le sein dit cas. Attaquez moi vous verrez que je sais manier la langue aussi bien que le fouet. lol
    Corde y a le ment
    @Chloé Je suis croyante non pratiquante lol, l'Ip du comique troupier, je viens de te l'envoyer en MP. Bisous
    4
    Le char cul tier
    Jeudi 12 Février 2015 à 23:04
    Hum Mes Belles,

    Des femmes qui se prêtent aux jeux…

    Alors Méli vous me parlez de corde… de croyance. J’ai bien peur que vous vous aventuriez sur des chemins tortueux.

    Commençons par sortir la corde : serait-elle pour vous pendre comme un saucisson sur mon étal ou pour un bondage comme j’adore en faire à mes paupiettes de veau, bien ficelées, bien bardées avant de les passer à la casserole ?

    Quant à la croix de st André (ou croix décussée - lol des cul C oui comme les bonnets B C D…) je vois très bien votre croyance lol… Pas pratique pour une femme libre et épanouie mais il est vrai que Mme GRANDEDINDE vous dominez, dominus, dominé, dominum, domini, domino, dominis, dominonos et domine au room...

    Au plaisir de me faire ficeler des lianes de vos phrases...et de vous lire. Écrire est bien un merveilleux terrain d'évasion surtout sous votre plume.

    À bientôt.
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