• L’entreprise de 300 employé(e)s – 7

    Sommaire

     

    LE TROUBLE

    (Patrick)

     

    Dans sa bouche, mon prénom résonnait en moi comme un coup de tonnerre. Sa voix avait le pouvoir de me faire trembler. Ses expressions étaient terriblement pétrifiantes. Quelques mots de sa part et je sentis mes jambes flanchées, un tremblement incontrôlable descendit du haut de mes épaules jusqu’au bout de mes doigts. Si j’avais pu baisser encore plus les yeux, je l’aurais fait à coup sûr !

    L’entendant se lever et approcher, un deuxième tremblement plus fort que le précédent se rependait à nouveau en moi. J’essayais en vain de me contrôler, mais à chacun de ses pas vers moi je sentais les derniers moyens qui me restaient m’abandonner. Trop de choses se bousculaient dans mon esprit. La vision de ses escarpins, de ses jambes, du bas de son tailleur m’ôtait ma dernière once de lucidité.

     

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    Elle me prit par le menton comme un vulgaire écolier. Je ne pouvais soutenir le regard qu’elle m’imposait. Je ressentais une sorte de décharge électrique, une profonde excitation, mon sexe se dressait immédiatement sous mon caleçon. Je n’arrivais même plus à suivre tous les mots qu’elle prononçait. Seuls les mots « nu », « effronté » et « une explication » résonnaient dans ma tête.

     

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    Je ne savais que faire, que dire. Je ne pouvais, sans être le plus ridicule du monde, lui avouer que je bandais, que j’avais honte de bander, et que je préférais garder mon caleçon :

    • Pardon Madame, pardon, je suis gêné… Excusez-moi Madame… Je dois, je, je, je veux dire, je veux vous obéir…

    Je ne savais vraiment pas comment j’avais pu prononcer ces mots, mais ils furent comme une sorte de libération : J’accédais à son ordre, je déboutonnais mon caleçon qui glissait lentement, tel un supplice, sur mes jambes.

     

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    (Mme GRANDIN)

     

    Le voir ainsi céder à ma volonté, et de plus, pouvoir me rendre compte de l’effet que lui procurait la situation, me confortait dans ma décision de le garder à mon service. C’était sans doute d’ailleurs, je dois l’avouer, plus parce que je pensais qu’il était célibataire, qu’il pourrait se rendre totalement disponible si je m’y prenais bien. Entrevoir qu’il pouvait être à ma merci m’excitait déjà mais je devais vérifier ce point pour en être certaine :

    • Bon, je vois que tu es revenu à la raison, c’est bien, mais il faut que je regarde quelque chose. Reste ici s’il te plaît !

     

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    Je sortais du bureau, pour revoir le CV que Pierre avait pris pour établir le contrat. Je laissais volontairement la porte ouverte pour que Patrick puisse entendre :

    • Pierre, peux-tu me dire si ce Patrick est célibataire ?

    • Oui Madame, il l’est !

    • Bon tant mieux comme cela, il en sera encore plus disponible !

    En retournant dans le bureau, j’entrevoyais déjà lui dire que j’aurais du travail pour lui comme employé personnel et, ainsi, le recevoir chez moi en plus…

    J’entrais dans mon bureau, il n’avait pas changé de place. Je m’asseyais dans mon fauteuil et je lui demandais de faire de même.

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    Il me regardait un peu perdu et finalement s’asseyait sur le siège en cuir en face de moi. Je le sentais gêné. Mais je poursuivais :

    • Bon Patrick, tu me sembles parfait pour ce job, mais j’aurais aussi besoin de temps en temps quelqu’un qui vienne m’aider chez moi pour quelques travaux. C’est indiqué dans votre contrat, pour les week-ends de service et tout le reste. Êtes-vous toujours d’accord ? J’espère ! Je vais donc signer votre contrat.

    Je cherchais mon stylo sur le bureau et ne le trouvais pas. J’appuyais sur l’interphone :

    • Pierre, j’ai laissé mon stylo sur ton bureau, ramène le moi s’il te plaît.

     

    Pierre frappait à la porte, et je lui disais d’entrer.

     À suivre : Partie VIII de XIX

     

     

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