• L’entreprise de 300 employé(e)s – 6

    Sommaire

     

    LE MALAISE

    (Patrick)

     

    L’attitude de son jeune collaborateur qui ressemblait plus à un parfait larbin qu’à un assistant de Direction me laissait perplexe. Je pensais que cette femme était une Directrice autoritaire mais elle était bien plus que cela. Je n’avais encore jamais vu quelqu’un dominer son personnel d’une telle façon.

    L’entreprise de 300 employé(e)s – 6

    Je ressentais de plus en plus, qu’en signant ce contrat, je me préparais des lendemains laborieux.

    De nouvelles images se bousculaient dans ma tête. J’essayais de me concentrer, mais ces images, ajoutées au flux de ses paroles, m’empêchaient de lire posément les lignes du contrat. Durant quelques secondes mon esprit se figea sur les 1 500 euros mensuels et, surtout, que je tournais enfin le dos à Pôle Emploi.

    À peine je lui tendais le contrat signé, que je venais de changer de statuts, je venais de passer de M. ÉLAN à Patrick. Mais ce fut le « si je signe » qui attira le plus mon attention du moment.

    Je regardais sa main qui venait de s’emparer d’un stylo, puis, comme pour faire durer le plaisir, elle reposa le stylo sur le contrat. Elle me regarda avec un sourire diabolique qui, ainsi, me transformait en une sorte de mendiant qui attendait de recevoir son aumône.

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    Soudain, sa voix changea du tout au tout, et je ressentis ce qui était vraiment un ordre. Pendant quelques secondes, je restais pétrifié sur mon siège. Puis son « Maintenant ! » dégagea une telle puissance que sans même m’en rendre compte je me retrouvais debout. Je tentais de croiser son regard comme pour savoir si sa demande était vraiment réelle. Mais je ne pouvais même pas le soutenir une seconde.

    Sans m’en rendre compte, je pris le ton de son larbin de Pierre et je lâchais un petit : « Bien Madame »

    Alors j’allais m’exécuter ! Pourquoi ? Je me le demande encore ! J’enlevais ma veste et la posais sur la chaise. Je dénouais ma cravate et l’ôtais. Je sentais son regard sur moi. Je la sentais regarder chacun de mes gestes comme autant de victoire de sa part.

    Je me sentais gauche pour déboutonner ma chemise. Je me sentais rabaissé, avec un sentiment d’humiliation. Curieusement cette honte qui montait en moi était mêlée d’une poussée d’excitation.

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    Je posais aussi ma chemise sur la chaise, puis je défis mes lacets et me déchaussais. Ainsi, torse nu, face à elle, ma honte et mon excitation s’amplifiaient. Je fus pris de torpeur en sentant mon sexe réagir sous mon caleçon. 

    J’essayais de chasser de mon esprit sa présence tout en enlevant mon pantalon.

    Ce fut plus fort que moi, je ne pus ôter mon caleçon. Je me redressais, mettant mes bras le long de mon corps, tête baissée, comme pour lui dire, comme pour l’implorer de me permettre de garder mon sous-vêtement.

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    Dans cette position de soumission, je ne pouvais refréner une excitation et je sentais mon sexe se redresser lentement.

     

    (Mme GRANDIN)

     

    Après avoir lancé mon ordre sans retour, je le regardais assez durement, pour lui montrer ce que je voulais réellement. En plus, je voulais qu’il sente tout de suite qui commandait dans ce service, et pour quoi que ce soit.

    Timidement, maladroitement, je le voyais qui commençait à se déshabiller. Un sentiment de puissance montait en moi en le voyant accéder à ma demande pour être totalement en mon pouvoir. Je le fixais mais j’essayais de ne pas montrer le plaisir que j’éprouvais à le voir ainsi se soumettre.

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    Soudain, il s’arrêta et se tint en caleçon devant moi, tête baissée. Je ne m’attendais pas déjà à ce qu’il accède à ma requête sans protester mais je trouvais dommage qu’il s’arrête en si bon chemin. Il allait falloir que je lui fasse comprendre ce que je voulais de lui :

    • Patrick ! C’est dommage ! Vous arrêtez en si bon chemin si proche du but… Vous me posez un problème. Je ne sais pas ce que je vais faire de vous !

    Je m’approchais alors de lui, me plaçais en avant, sa tête étant toujours baissée, je prenais sa ceinture lui passais autour du coup et l'attirais vers moi, pour le regarder droit dans les yeux :

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    • Je vous ai dit NU ! Vous ne comprenez pas le sens de ce mot ? Faut-il que je rappelle Pierre pour changer les termes de votre contrat ?

    Je relâchais son menton tout en voyant que la situation ne le laissait pas indifférent, qu’il serait une très bonne recrue.

    Il baissait à nouveau sa tête. Je tournais autour de lui en le regardant sous toutes ses coutures. Je me disais : « Oui il me plaît bien! Je vais le garder, mais je ne veux pas qu’il pense avoir gagné le droit de ne pas toujours obéir » :

    • Bon Patrick, soit vous avez une bonne excuse pour ne pas avoir accédé à ma demande, soit vous voulez jouer l’effronté ! Mais avant que je ne signe ce contrat, vous me devez une explication sur votre comportement dissident.

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    À suivre : Partie VII de XIX

     

     

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