• L'entreprise de 300 employé(e)s - 13

     Sommaire

    LE MANOIR 

     

    (Mme GRANDIN)

     

    Humm enfin de son plein gré il accédait à ma demande. Je sortais du bureau pour préparer sa venue dans ma demeure. J’appelais ma femme de ménage pour lui demander de garnir le frigo de nourritures de toutes sortes, de mettre des boissons au frais, mais surtout de préparer la chambre de bonne, celle de droite dans le couloir. Celle de gauche était encore encombrée d’appareils photo et vidéos. Dernièrement nous l’avions utilisée pour tourner quelques scènes de sexe où je m’étais produite pour satisfaire un fantasme en prenant quelques photos et tournant quelques alléchantes et excitantes vidéos. Elle était en fait mon studio.

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    Après lui avoir griffonné l’adresse, je me dépêchais de partir pour faire des courses de dernière minute.

    Mon excitation était telle que je chantonnais heureuse d’avoir enfin réussi à le convaincre.

    Lorsque j’arrivais à la maison, j’étais en retard d’une demi-heure tellement je m’étais laissée emporter à choisir, dans un magasin spécialisé, quelques tenues et accessoires pouvant lui aller. Je n’avais vraiment pas vu le temps passer.

    Quand je rentrais James, mon majordome au style très british, mais non coincé, m’accueillait :

    • Monsieur est déjà arrivé et vous attend au salon…

    • Quel salon ?

    • Je l'ai mis au salon d’art déco SM. Ai-je bien fait, Madame?

    • Non...Au moins il sera déjà au courant…

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    Mince pourvu que ce salon ne l’ait pas trop effrayé avec ce thème tendance « décoration SM ». Il y avait de tout : un cheval-d’arçons, une croix de saint André, des chaînes au mur et un crochet qui pendait du plafond, des colliers d’hommes et des laisses ; enfin toute une multitude d’objets…

    Je n’étais pas une adepte de ce genre de pratique hard et je ne voudrais pas passer pour telle. Je préférais la lente reddition à la soumission pure et dure.

    Je me dépêchais pour le rejoindre afin qu’il ne se fasse pas trop d’idées fausses.

     

    (Patrick)

     

    J’étais très déçu qu’elle ne me reçoive pas. Je n’avais pas l’habitude mais en fait, il était normal pour une femme de son rang d’avoir du personnel.

    En entrant dans le salon, ma surprise fut encore plus grande. Voir tous ces objets faillit me faire tourner de l’œil. Je ne fis cas de rien afin de ne pas paraître ridicule et m’asseyais dans un large fauteuil en velours.

    Les objets qui décoraient le salon étaient tous plus impressionnants les uns que les autres. Certains étaient même des plus inquiétants. Ils me rappelaient les photos de son fameux dossier au bureau et j’avais un mal fou à comprendre ce que je ressentais. C’était un peu comme quand elle m’avait ordonné de me mettre nu, une gêne, une honte et une excitation incontrôlable.

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    Je ne pouvais m’imaginer avec un collier et être tenu en laisse et pourtant cette image m’excitait.

    Dans mon esprit la confusion était totale. Le bruit de ses talons dans le couloir mit fin à mes divagations.

    Lorsqu’elle entrait dans la pièce, je me levais d’un bond et, pour masquer ma gêne, je baissais un peu le regard en lui disant :

    • Bonsoir Madame, votre manoir est… est très impressionnant, splendide, je, je veux dire…

     

    (Mme GRANDIN)

     

    • Bonsoir Patrick, j’espère que vous ne me jugerez pas sur la décoration de cette pièce. C’était en quelque sorte un défi fait à mon décorateur, recréer un intérieur de ce type dans le pur style des salles consacrées au SM que je trouve assez artistique, vous ne trouvez pas ? Si vous voulez me suivre, je vais vous faire le tour du propriétaire !

    Je lui montrais les pièces du rez-de-chaussée : entrée, salon, séjour, cuisine, salle à manger. Il est vrai que je n’avais jamais remarqué que dans chacune des pièces il y avait des anneaux disposés un peu partout sur les murs, comme si on pouvait y accrocher des laisses d’animaux.

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    Je n’avais jamais prêté attention avant, mais cela me fit venir des visions qui me donnaient un peu le rouge aux joues. Je lui dis :

    • Ici ce sont les parties communes.

    Je poursuivais ma visite guidée. Je m’arrêtais devant la porte de la cave que je poussais. Une porte énorme, capitonnée de velours rouge, puis je me ravisais lui disant en riant :

    • Euh non ! Je ne vais tout de même pas vous faire visiter l’antre de la maison, nous allons passer aux étages, je vous précède.

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    Je passais devant, montais les marches :

    • Voilà, nous arrivons premier étage ! En fait tout cet étage est ma chambre, enfin je veux dire qu’il y a ma chambre, ma salle de bains avec sauna, jacuzzi, douche, mon bureau et d’autres pièces, dressing entre autres.

    J’ouvrais juste la porte et lui montrais depuis l’entrée les différentes pièces.

    • Nous allons passer à l’étage suivant qui sera le vôtre, si vous souhaitez toujours habiter ici.

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    Nous grimpions encore quelques marches et j’ouvrais la porte. Je m’avançais dans le couloir ;

    • Comme vous pouvez le voir, c’est resté assez rustique. Je n’utilise pas cet étage. Vous pourrez l’aménager à votre guise, le temps que vous resterez pour y être comme chez vous.

    Le couloir était assez sombre avec beaucoup de miroir, je lui montrais d’abord la chambre, une grande pièce avec un grand lit avec, au pied et en tête de lit des barreaux, un grand miroir au plafond. Je traversais la pièce pour aller ouvrir le volet. En me retournant, je voyais Patrick en train de détailler le mobilier de la pièce avec un drôle d’air. Il était en train de contempler l’affiche publicitaire d’un livre de Gala Fur.

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    Soudain un éclat sur un barreau du lit attira mon regard. Dans un flash, je me souvenais de quoi il s’agissait. Je me retournais vivement. Patrick regardait toujours l’affiche. Rapidement je m’approchais du lit, me penchais pour camoufler la menotte qui était restée attachée, vestige de mes derniers ébats avec Pierre. J’arrivais à la faire glisser discrètement au sol. Je demanderai à James ou Sophie de venir la récupérer plus tard. Je me relevais. Me retournant Patrick me regardait droit dans les yeux mais son visage ne marquait aucune émotion. Ouf, il n’avait dû se rendre compte de rien :

    • Bon si vous le voulez, passons aux pièces suivantes…

    Après cette visite, je lui indiquais que tout l’étage serait à sa disposition, et sur le ton de la plaisanterie, j’ajoutais :

    • Comme ça vous pourrez vous promener tout nu comme chez vous, personne ne vous dérangera. Je vous laisse prendre vos quartiers.

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    (Patrick)

     

    Toutes ces pièces étaient plus impressionnantes les unes que les autres. Je me sentais perdu, à la fois par ce labyrinthe et par tous ces objets qui les décoraient.

    Des images à la fois excitantes et perturbantes s’enchaînaient dans mon esprit. J’étais hypnotisé par tout cela et chaque fois que mon regard croisait ma directrice et son allure si distinguée, je sentais une grande émotion m’envahir.

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    À mesure qu’elle me faisait visiter ce qui devait être mon étage, mon émotion grandissait. À ses mots « Vous pourrez vous promener nu », une forte excitation m’envahit. Je revoyais l’image de mon entretien d’embauche face à elle.

    Dès son départ, je me mettais à refaire le tour de l’étage impressionné par l’enfilade de toutes ses pièces. J’avais l’impression de vivre une sorte de rêve éveillé. J’étais intimidé par toute cette ampleur et cette ambiance.

    Je n’avais qu’une envie, aller la rejoindre. Je prenais un tel plaisir à la regarder, à l’admirer.

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    Je descendais lentement les marches du manoir, profitais au passage pour jeter un petit coup d’œil à l’étage qu’elle appelait sa chambre. Il dégageait un tel érotisme, c’en était troublant.

    De retour au rez-de-chaussée, j’aperçus ses escarpins et ses jambes. Elle devait être étendue dans le salon. Je m’avançais vers elle hésitant.

    • C’est vraiment très confortable Madame ! Votre demeure est superbe. Je ne sais pas comment vous remerciez Madame.

    Décidément, je ne dominais même plus mes paroles et chacune des phrases que je prononçais me semblait ridicule.

     

    (Mme GRANDIN)

     

    Le faire visiter avait réveillé toutes les sensations enfouies en moi. Mon désir de possession, de l’avoir pour satisfaire toutes mes envies les plus folles, peut-être les plus sournoises aussi et sûrement les plus excitantes. Mais il ne fallait pas que je l’effraye, plutôt que je l’amadoue. Là il pouvait encore faire demi-tour et s’enfuir. Je n’aurais aucun moyen de le retenir.

    Je rêvassais assise sur le canapé les jambes allongées. Pour un peu l’excitation de le savoir au-dessus était tellement forte, que je me serais caressée plus que le bout des seins à cette idée.

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    Oh oui j’avais bien fait d’installer ce système de vidéo surveillance à l’intérieur de la maison, dans toutes les pièces même les plus inattendues. Ah cette idée, mes sens étaient en ébullition.

    Quand il m’interpella, je me redressais d’un bond en espérant qu’il n’avait rien vu.

    Hum il voudrait me remercier…

    Je lui répondais d’une voix charmeuse en me levant et en passant ma langue sur mes lèvres :

    • Oh, vous ne savez pas comment me remercier… Moi je sais… J’ai même une petite idée pour cela.

    Je le regardais intensément, laissant passer un temps de silence, puis je lui dis :

    • Si vous nous prépariez le dîner de ce soir, pendant que je vais prendre une douche chaude !

    Et là, dans ma tête, je le voyais debout dans la cuisine, habillé uniquement d’un tablier, entièrement nu dessous…

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     À suivre : Partie XIV de XIX

     

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