• Au Travail : Le stagiaire - 4

    Sommaire

     Fusion

     

    Je cours vers la réserve.

     (HS - oui je sais ! j'ai couru longtemps - fin HS)

    J'ouvre la porte et je commence à balayer la pièce du regard pour trouver ce que je cherche. Dans cette pièce, j'avais entassé beaucoup de bric-à-brac, des vieux matériels, des câbles, des claviers, des souris, des cartons moitiés vides, des étagères mal rangées. Enfin une réserve quoi ! Un endroit où l'on pose vite fait des choses après un dépannage et où l'on se dit toujours que l'on rangera plus tard. Ah ça y est…

     

    Au Travail : Le stagiaire - 4

    Voilà  l'objet que je cherche. Un micro serveur qui a été livré, il y a deux semaines, encore dans son carton avec le bon de livraison scotché dessus. Je le prends mais vu la taille de la bête, je dois le prendre dans mes bras en le serrant contre moi pour le porter. Je quitte la réserve, et je me dirige vers le bureau. Ayant les bras pris, je tape un petit coup dans la porte, j'appelle : « Michel ! Vous pouvez m'ouvrir s'il vous plaît ».  J'entends un léger bruit précipité dans le bureau et puis la porte s'ouvre. « Pourriez-vous m'aider s'il vous plaît, nous venons de recevoir une livraison » .

    Au Travail : Le stagiaire - 4

    Michel prend le carton, le pose sur son bureau, il le regarde et me dit : «Tiens c'est drôle, le bordereau de livraison date du 2 et nous sommes le 12 »Je lui prends le bon de livraison, en bafouillant que le livreur a dû faire une erreur

    Tiens, c'est drôle cette histoire d'erreur dans le bon de livraison, et en plus elle a eu l'air gênée » Je l'ai remarqué. Je me demande bien pourquoi. Heureusement que j'ai eu le temps d'éteindre l'écran avant qu'elle ne m'appelle pour ouvrir la porte.

    Au Travail : Le stagiaire - 4

    Mince en portant le carton je me rends compte que deux boutons de mon chemisier ont sauté. Mon décolleté descend donc à peine plus bas que mon soutien-gorge. Je suis gênée. Le directeur risque d'arriver d'un moment à l'autre comme après chaque réunion. Je commence à fouiller dans mes tiroirs puis dans mon sac. Je m'affole un peu. Michel se rend compte de mon embarras 

    - Vous avez un problème Mèl ?

    Paniquée, je décide de lui dire la vérité : Oui j'ai perdu deux boutons sur mon chemisier et le boss va bientôt passer et je ne voudrais pas paraître dépenaillée devant lui.

    - Si vous voulez j'ai un truc pour remédier à cela.

    -  Bon d'accord mais faites vite il va arriver dans dix minutes.

    Mes sens ne font qu'un tour, je sais déjà ce que je vais faire ; et peut-être jamais je ne serais aussi prêt de l'approcher, de la sentir, de frôler sa peau, humer son parfum, j'espère qu'elle ne le prendra pas mal. Je sors deux trombones de mon tiroir et je m'approche d'elle. Je lui demande de s'assoir. Ce qu'elle fait sans rien dire, elle baisse les yeux comme si elle était gênée. J'approche ma main de sa poitrine, mon souffle devient court mais il faut que j'arrive à rester calme. Elle tient les deux pans du chemisier. Elle a passé ses cheveux dans son dos. Je vois la peau de son cou, je devine une veine qui palpite.  Je m'approche son parfum me rend fiévreux et je tremble. « Reprends-toi mon vieux, tu n'as plus quinze ans tout de même ». Plus mon esprit me dit de me calmer et plus mon corps se tend.

    Au Travail : Le stagiaire - 4

    Il s'approche de moi, jamais nous n'avons été si proches. Ma bouche devient sèche et ma respiration se bloque dans ma poitrine. Je tiens serrés les deux pans de mon chemisier pendant qu'il s'approche. Je baisse les yeux pour qu'il ne lise pas mon émoi. Je sens son parfum, un parfum sensuel. Cela ne m'aide pas.

    J'approche mes mains du chemisier et je lui dis de me laisser faire. Docile, elle pose ses mains sur ses genoux. Je prends un pan de chemisier. Le dos de ma main frôle la naissance de son sein. L'effet est immédiat sur moi. Une longue décharge électrique me parcourt le corps en entier. Hum, la douceur de sa peau, jamais je ne pourrais oublier cette sensation de velours. Rapidement avant de perdre tous mes moyens, je rapproche les deux pans de tissu pour les maintenir entre eux avec les trombones sans que l'on ne voit rien de l'extérieur .

    Je ne bouge pas mais quand je sens le dos de sa main sur ma peau, un long frisson me parcourt de part en part. Je ne peux plus bouger. Si cela dure trop longtemps, il va se rendre compte de l'effet qu'il me fait, que mes seins ont instinctivement répondu à son contact. Heureusement, il vient de finir, et je peux me reculer un peu trop précipitamment car j'ai failli en tomber de ma chaise.

      - Merci Michel, je pense que c'est bon là !

    Pourvu qu'il ne s’aperçoive pas de mon trouble.

    Je me recule précipitamment dès que j'ai fini. Et de peur de craquer, je trouve une excuse pour sortir du bureau.

    Ouf il est sorti il fait vraiment trop lourd dans ce bureau, ma respiration revient et je reprends mon calme peu à peu.

     

     F I N

     Retour au sommaire principal

     

     

     

    « Juste pour un centième postMon journal intime: préambule. »
  • Commentaires

    1
    Samedi 20 Septembre 2014 à 08:19
    l'intimité du bureau et ses scènes improvisées, qui a dit que l'on est là que pour bosser ?
    Suivre le flux RSS des commentaires de cet article


    Vous devez être connecté pour commenter